509 – 30 Septembre 2021 à la Salle Gaveau.

Oui, le concert du 30 septembre 2021 dans la mythique salle Gaveau qui en a pourtant vu tant d’autres, oui ce concert unique/ exceptionnel était -et restera- un de ces moments que l’on dit « inoubliables ». Non pas tant qu’il fut si différent de ceux que nous avions déjà vécus ailleurs, mais à cause de la pression qu’engendrait la présence des nombreuses personnalités et ami(e)s qui m’avaient confirmé leur venue, celles et ceux qu’on reverra un jour. Qu’il S’agisse d’acteurs (Blanche Gardin, Agnès Soral, Jackie Berroyer Martin Karmann), ou de gens du cinéma et réalisateurs (Gérard Krawczyk Michaël Prazan, François Lévy-Kuentz) , de producteurs, de chanteurs (Patricia Kaas Officiel, UssaR), d’auteurs (Denis Robert), d’artistes (Orlan Orlan Alex Tréma ), de galeristes, de gens des médias (Alexandre Delperier Karl Zéro Absolu et Daisy Dérata ), d’éditeurs ou de poètes ( Eric Poindron Jean-Yves Reuzeau ) de musiciens (Nicolas Mingot, Ben Zwerin, Bruno Peltre) de grands professeurs de médecine, d’architectes « internationaux » (Bruno Moinard Agence Moinard Bétaille), et j’en passe, la liste serait longue de tous ceux que je ne peux citer… qu’il s’agisse d’amis venus de Bordeaux, de Lyon, de Boulogne sur Mer, de Bretagne, ou du groupe de ’fidèles’ New Yorkais, la salle était archi pleine… Oui, les planètes alignées faisaient de ce soir une date cosmique.
Guéris les maux de gorge, les accès de fièvre, les courbatures et autres pépins de santé qu’ils soient psychosomatiques ou réels. Je me voulais serein, mais rien n’est jamais écrit à l’avance, d’ailleurs en préparant mes affaires, j’ai même oublié à la maison le pantalon de scène récupéré juste à temps (merci Shaan et Daniel). J’étais en coulisse un peu dans le même état qu’un athlète qui s’est entraîné dans l’espoir d’être au top sur la piste d’un grand stade, un certain jour de finale… Bien sûr le geste est le même que celui qu’il a répété tant de fois, mais il ne peut pas ignorer « l’en-jeu », et le regard de ses proches, ceux qui l’observent à distance avec bienveillance, conscient qu’il retrouvera un jour ou l’autre, ceux/celles qu’il veut épater/satisfaire et leur montrant ce Meilleur dont il est capable.
Eh bien je crois pouvoir écrire sans mentir que le quart d’heure des mots magnifiques de Souleymane Diamanka en ouverture, la vélocité de Karim Attoumane, la précision de ses interventions guitaristiques, cette complicité musicale qui nous lie depuis des années, l’excellence du son de Philippe Guichard, les lumières de Julien Sparks et en guise de bonus + la prestation magique de Yamee Couture sur son titre « Monsters », tous ces éléments ont fait de cette soirée quelque chose de paroxystique.
Pour beaucoup des spectateurs qui retrouvaient un siège dans une salle de spectacle après des mois d’abstinence, comme pour le team de ceux qui m’accompagnent ce concert était le temps de l’ul-time.
Pas d’anicroche ou de sursauts, les mots me sont venus sans se faire trop prier, et le déroulé du set a pu se faire comme on l’avait répété. Alors, la tête en vrille, après avoir salué les uns et les autres restés pour le pot de l’amitié, à minuit sur le trottoir, soulagé, rassuré par le sentiment du « devoir accompli » je me suis retrouvé dans une sorte d’extase, envahi soudain par l’ivresse d’un contentement épuisé.
Autant il avait été long à venir la veille, autant le sommeil m’à fait plonger vite cette nuit-là.
Le lendemain matin, on a brunché avec une dizaine d’entre mes amis venus pour l’occasion et le soir, je suis remonté sur la scène de la @MaisondelaPoésie où Souleymane Diamanka donnait l’avant-première de son nouveau spectacle avant de partir le jouer dans toute la France. S’il passe près de chez vous allez-y, c’est un régal, dont on ressort grandi.
Samedi matin, après avoir fini d’emballer les Rimbaud qui seront présentées à La Galerie Brugier-Rigail Paris à partir du Jeudi 7 octobre, j’ai retrouvé Karim pour et prendre un train, puis un autre direction le Bas-Rhin. Concert à Niederbronn-les-Bains. J’avoue ce samedi on pouvait se laisser aller, il y avait beaucoup moins de tension que Jeudi soir. On a joué pour le plaisir, (sous mes doigts un Fazioli Pianoforti de fort belle facture) et tout nous a semblé facile. L’assistance qui s’est régalée a fini debout elle aussi, on aurait dit qu’elle semblait vouloir communiquer sa joie de revenir dans une salle de spectacle comme on sort d’une hibernation de deux ans.
Nous sommes Dimanche. Après quelques jours en apnée, concentré sur le show, j’émerge moi aussi et la réalité de l’actualité reprend son cours, ce chaos entre histoires vraies et celles qu’on raconte, les faits-divers et le suicide d’un autre flic assassin dit « le grêlé », la campagne électorale à coups de sondages, et le décès de Bernard Tapie comme la fin d’une époque…
On a fait un stop de quelques heures en transit à Strasbourg. J’écris ce texte dans un bistro en buvant un panaché, le sourire aux lèvres, extatique, je regarde en l’air où mon esprit se perd en même temps que je rumine le plaisir gourmand de cette soirée passée en espérant qu’il y ait d’autres bons moments comme ce 30 Septembre 2021 à la Salle Gaveau.
CharlElie COUTURE
3 octobre 2021

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