507 – « l’éveil du val » Sébastien Lyons, autrement nommé Pauvre Diable

Je n’arrête pas de continuer… J’avais ma valise cette fois pour le concert qu’on a fait à Beaucourt dans une salle surchauffée et pour cause, la climatisation était restée éteinte « par prudence sanitaire… ». Mais après le concert j’en ai profité pour retrouver des amis à l’Estran chez Laurent Methot et me régaler des sèches qu’on avait gentiment cuisinées pour me faire plaisir.
Le lendemain retour sur Paris, mais pas de pot, ça fait trois voyages de suite que je tombe le jour des désespérés, à moins qu’il y ait de plus en plus de dépressifs qui guettent les trains dans lesquels je voyage. Ça s’appelle « d’accident de personne », autrement dit « suicide ». Ah c’est sûr quand tu entends l’annonce, plutôt que maudire la SNCF, ou médire sur le système, tu médites sur le destin de l’Homme…. Résultat le Train à Grande Vitesse immobilisé sur les rails et une heure de retard…
Le lendemain c’est un TER matinal direction le salon du livre de Cosne sur Loire, jolie petite ville que je ne connaissais pas. Les salons du livre n’ont pas tous le même impact, la même influence/affluence, mais ils sont une bonne occasion de visiter les gens de près. Comme un pêcheur sur son pliant. Une tente installée pour l’occasion, quelques phrases échangées, les humeurs des autres auteurs, tout cela permet de se forger une opinion sur les préoccupations qui animent le pays. En rentrant le soir j’ai croisé une amie sur le quai de la gare et on a discuté tout le temps du voyage, à peine si on a remarqué les trois types de la BAC en tee shirt appelés par le contrôleur qui tentait sans succès de faire se lever deux voyageurs issus de l’immigration montés dans le train sans le moindre titre de transport ou papiers, ou même argent, non, ils n’avaient ni rien sur eux. Et alors? Alors, rien, ils s’en sont sortis en signant juste une « déclaration sur l’honneur »…
Dimanche, c’était le jour du grand merdier dans un Paris paralysé par la Journée sans voiture. Les périphs saturés, des centaines de kilomètres de congestion. Tu parles d’une gestion à la con C’est sûrement une belle idée sur le papier, mais dans la réalité, un gros bordel. J’en ai quand même profité pour aller remettre un manuscrit à Poindron et respirer l’air de ce beau dimanche après-midi. Si l’on a pu se plaindre de l’été, au moins peut-on dire que l’arrière-saison est un véritable régal.
Lundi avant de partir passer trois jours dans le Studio de Karim, j’ai rencontré le galeriste pour préciser certains détails de l’expo à la Brugier-Rigail https://www.facebook.com/search/top?q=brugier%20rigail%20galerie où je vais présenter mes « Rimbaud d’Aujourd’hui » 40 rue Volta du 7 au 28 Octobre. Et puis monter sur mon scooter direction le Sud de Paris. J’ai toujours une certaine appréhension à me retrouver sur l’autoroute avec les poids lourds à fond la caisse de part et d’autres, mais le temps que je gagne à ne pas me faire serrer dans les bouchons justifie pleinement le stress et l’’effort.
À peine arrivé, on s’y est mis, et j’étais à l’abri quand l’orage a pété. Il y a toujours avec Karim Attoumane la même complicité musicale. Depuis qu’on se connaît un plaisir et une pleine confiance sur ses avis, ses propositions. On se surprend mutuellement, j’admire sa dextérité et son talent. Du coup on n’a pas arrêté avec une espèce d’urgence, jusqu’à mon départ trois jours plus tard. dans un état subliminal, je crois qu’on a sorti de très belles choses et le projet de ce 25ème album « ESSENTIELLES » a bien avancé.
Jeudi- Réveil de bonne heure pour aller faire une matinale sur BFM Paris et parler du concert de Gaveau dans une semaine. Le 30 Septembre.
Les gens peuvent croire que les choses se font toutes seules, mais c’est oublier ce qui se fait en sous-marin. Euh non, il faut éviter le mot « submarine »en ce moment… Ce qui est sûr, c’est que c’est que l’accès aux médias traditionnelles est difficile en ce moment, avec les élections qui viennent l’espace média est réservé aux politiques… Qui que nous soyons c’est le même challenge, la seule manière de se faire entendre passe par les réseaux sociaux. J’en parlais récemment avec Sébastien Lyons, autrement nommé Pauvre Diable un slammeur avec qui j’ai enregistré il y a quelques mois « l’éveil du val ». Son premier titre va sortir bientôt (demain). On croise les doigts, mais pas les bras. Pour ce titre, j’ai mis en musique et dit le « Dormeur du val » de Rimbaud, et Sébastien a écrit la suite du fameux poème….
Après une superbe répétition de la chanson que je ferai avec Yamée au concert de Gaveau, j’ai préparé mes affaires et je suis parti.
On enchaîne trois concerts de suite cette semaine Vendredi,24 septembre VITTEL (88) – Espace Alhambra , Samedi25 septembre VENDENHEIM (67) – Espace Culturel – et dimanche 26 septembre GEVREY CHAMBERTIN (21) – Musique au Chambertin…
CharlElie COUTURE

 

535 – Il y a trente-six conflits armés sur la terre en ce moment

J’ai connu la guerre dite « froide », celle qui opposait deux idéologies contraires : d’un côté le bloc communiste à l’Est, de l’autre l’empire capitaliste à l’Ouest. J’ai connu la « guerre économique », celle des seigneurs de l’industrie se livrant des combats sans merci en utilisant toutes les armes financières pour conquérir des...

534 – Exposition à Lunel

Mercredi 23 Février Comme si certaines régions me faisaient plus confiance que d’autres, peut-être, je ne sais pas disons surtout depuis que Stéphane Jurand est venu me visiter à la REGallery dans mes années New-Yorkaises, j’ai donc exposé depuis plusieurs fois dans le Sud-Ouest : à Sète au Musée Paul Valéry, en 2019 à l’Arbre...

533 – Visite virtuelle de la grotte de Lascaux

Si depuis la nuit des temps l’homme rêve d’un toit pour le protéger, si chacun/chacune rêve de devenir propriétaire de l’endroit qu’il habite, pour autant « la cité de l’architecture » ne peut pas se vanter d’être le plus visité des Musées de Paris. Combien de fois suis-je passé devant sans même savoir qu’il existait…...

532 – « NOS vieux »

Au fond le scandale des exactions commises par certains au détriment de leurs pensionnaires sous l’enseigne ORPÉA, ne choque que ceux qui veulent bien être choqués. Comme un coup de pied dans la fourmilière. Et on apprend ensuite que les pratiques du groupe Korian ne semblent guère plus « civiles ». Et je me souviens d’un dîner,...