499 – On ne peut pas TOUT prévoir

Quand on voit le prix des choses, le prix des voitures aujourd’hui, le prix des abonnements, le prix des crédits, comparé avec un « salaire moyen », oui quand on voit le prix de la vie, ça met déjà grave la pression….
J’allume la télé pour regarder un match dans l’espoir de me détendre et là, ce sont les commentateurs qui mettent la pression. Quand ils s’excitent au micro comme si la partition était déjà écrite, oui quand je les entends se faire mousser à grands renforts de superlatifs débiles et des mots-bulles de savon qui éclatent dans mes oreilles alors, comme le chantait jadis Philippe Katerine : « je coupe le son », et je ne laisse que les images. La soif de victoire nous rend dingues. Tu me diras quand t’as soif, t’as la « pression », avec ou sans mousse au bord du comptoir. Mais la pression, trop de pression, oui, ça me soule!
À croire que c’est juste épouvantable d’être favori, mieux vaut être le discret outsider en embuscade. Ils défendent les couleurs d’un sponsor, d’une fédération mais en plus, avec les réseaux sociaux, ils doivent aussi rendre des comptes à leur famille, à leurs potes des quartiers (qui sont loin d’être les moins sévères), et qui cette année ne peuvent même pas être présents dans les stades pour les soutenir. Si certains jettent la pierre aux « stars » qui craquent, moi au contraire, je comprends ceux qui se débinent, pour protéger leur « santé mentale ».
Vingt fois par jour, on refait le décompte des médailles glanées. Tous les quatre ans, les politiciens et leurs conseillers, les journalistes commentateurs et leurs consultants-spécialistes, les entraîneurs et les sélectionneurs se mettent sous l’arbre en attendant que les fruits tombent des branches sous forme de médailles en métal. Depuis que les athlètes amateurs ont vendu leurs résultats pour faire la publicité des grandes marques, les sportifs sont devenus les employés d’un système qui les contraint à l’exploit. Exploités ? Sûrement, mais en même temps, ils ont choisi. Enfin, craignant de n’être les fleurs que d’un seul été ont-ils le choix ? Seulement, nous vivons dans un monde sans empathie. Les guerriers du marketing sont de plus en plus cruels, de plus en plus bêtes, de plus en plus froids et exigeants. Les sportifs professionnels ne concourent plus pour eux-mêmes, mais ils sont les fers de lance d’une bataille qui les dépasse. Oui la pression est très forte. Finis les purs sangs galopant dans les plaines, ils sont devenus des chevaux dressés sur le manège de l’Honneur National. Depuis les jeux de Berlin en 1936, les dirigeants, les tyrans et dictateurs de tout acabit ont compris le profit qu’ils pouvaient tirer en termes d’image de marque ou de crédit électoral le fait d’aligner ces médailles qui flattent l’orgueil des peuples réunis sous une même bannière. Et si celle-ci flotte au somment d’un poteau dans un stade, quand un des leurs atteint le sommet d’une montagne d’effort qui mène à l’or, alors là c’est l’extase (les autres métaux étant considérés injustement comme « compensatoire »)…
La victoire en or n’est pas un dû !!! Je suis toujours gêné par les déclarations préliminaires des candides provocateurs qui fanfaronnent : « L’or, seulement l’or !» . « L’or sinon, rien ». C’est la meilleure disposition d’esprit pour repartir bredouille, au bas du podium, à la quatrième ou cinquième place.
Atteindre un objectif est très subjectif. Chaque jour, tout est à refaire. Qu’il soit léger comme une gazelle, musclé comme un dogue, vif comme un saumon, résistant comme un ratel ou taiseux comme un ours, il ne faut pas vendre la peau d’un sportif avant de l’avoir « effacé » du tableau car chacun d’eux est animé par l’espoir de créer la surprise ; qu’ils viennent d’un pays riche bénéficiant d’infrastructures sportives confortables, ou d’un pays peu peuplé qui ne peut envoyer qu’une petite délégation.
On ne peut pas TOUT prévoir, il y a un facteur « aléatoire » inévitable, une part de hasard (les intempéries, la chaleur ou la pluie, une entorse, un repas mal digéré, un chien qui travers, ou un virus… La notion de « promesse de médaille est un abus de langage, un leurre, car rien n’est « promis ». Souhaitée, espérée certes mais une médaille (olympique) est seulement l’aboutissement éventuel d’un d’un long processus. Encore faut-il que la chance soit au rendez-vous, (autrement dit que la malchance n’y soit pas).
Si l’on veut continuer de penser que les J.O. célèbrent les prouesses d’hommes et de femmes tentant de se dépasser dans l’absolu au mépris du danger, et de la douleur, alors ceux qui « exigent » des résultats devraient être assignés à des travaux d’intérêt général.
CharlElie Couture
30 Juillet 2021

535 – Il y a trente-six conflits armés sur la terre en ce moment

J’ai connu la guerre dite « froide », celle qui opposait deux idéologies contraires : d’un côté le bloc communiste à l’Est, de l’autre l’empire capitaliste à l’Ouest. J’ai connu la « guerre économique », celle des seigneurs de l’industrie se livrant des combats sans merci en utilisant toutes les armes financières pour conquérir des...

534 – Exposition à Lunel

Mercredi 23 Février Comme si certaines régions me faisaient plus confiance que d’autres, peut-être, je ne sais pas disons surtout depuis que Stéphane Jurand est venu me visiter à la REGallery dans mes années New-Yorkaises, j’ai donc exposé depuis plusieurs fois dans le Sud-Ouest : à Sète au Musée Paul Valéry, en 2019 à l’Arbre...

533 – Visite virtuelle de la grotte de Lascaux

Si depuis la nuit des temps l’homme rêve d’un toit pour le protéger, si chacun/chacune rêve de devenir propriétaire de l’endroit qu’il habite, pour autant « la cité de l’architecture » ne peut pas se vanter d’être le plus visité des Musées de Paris. Combien de fois suis-je passé devant sans même savoir qu’il existait…...

532 – « NOS vieux »

Au fond le scandale des exactions commises par certains au détriment de leurs pensionnaires sous l’enseigne ORPÉA, ne choque que ceux qui veulent bien être choqués. Comme un coup de pied dans la fourmilière. Et on apprend ensuite que les pratiques du groupe Korian ne semblent guère plus « civiles ». Et je me souviens d’un dîner,...