Menu

Confesse Book

448 – Nous voguons sur une mer houleuse

D’abord interdite, la manifestation avait finalement été autorisée par le tribunal. Heureusement car il y avait du monde Samedi dernier, beaucoup de monde pour la « Marche des Libertés » allant de République jusqu’à Bastille. Plus proche des 250.000 personnes que des 40.000 évoqués par la préfecture de police. Quand les estimations officielles sont à ce point inexactes pour ne pas dire évidemment mensongères, comment rétablir un climat de confiance entre ceux qui les énoncent et ceux qui les reçoivent? Comment s’étonner du peu de sympathie spontanée, pour ne pas parler de méfiance ou de défiance à leur égard. Bien sûr que les fonctionnaires de police ont une responsabilité importante dans le bien-être d’une société qui a besoin de se faire rassurer, mais encore faudrait-il que cette police républicaine soit au service des citoyens et non l’instrument d’un Pouvoir tenté par le totalitarisme. Or depuis quelques années (ça avait commencé avec l’affaire Benalla) celui qui est en place n’a cessé d’abuser d’elle pour en faire SA police. Lui donnant une pleine autorité, s’appuyant sur des préfets implacables, l’Etat se solidarisant même d’elle quand les forces de l’ordre commettaient d’infâmes exactions.
Écrite à la hâte par un ancien policier, le Président a fait voter en lousdé sans discussion, dans la nuit par son gang de députés LREM la loi “Sécurité Globale” conçue pour « protéger » la police. Mais enfin, qu’espérait-il ? Que la Nation reste aveugle, sourde et muette à ces manigances ? Déjà soumis aux désidérata et lubies sanitaires (quand on sait que les skieurs sont masqués, gantés, couverts des pieds à la tête, rouvrir les stations de ski SANS les remontées mécaniques, c’est comme autoriser quelqu’un à prendre sa voiture sans mettre le contact), déjà assommés par des mesures contradictoires, un jour oui, le lendemain non, les gens pourtant naturellement plutôt dociles, en ont simplement marre de s’entendre traités comme des gogos.
Et comme si ça ne suffisait pas de nous dire ce qu’il faut faire et ne pas faire, comment se laver les mains, comment éternuer dans le coude et se saluer, voilà cette loi dite de « Sécurité Globale » avec son article 24 qui ajoute un arsenal d’interdits limitant même la liberté d’Information.
Et voilà, une semaine à peine après avoir fanfaronné qu’ils faisaient ce qu’ils voulaient puisqu’ils ont la majorité, les mêmes se retrouvent confrontés à l’aberration de leur loi. Une brigade de salopards, certains en uniformes un autre pas, poursuivant jusque chez lui un gars qui rentre vite parce qu’il n’a pas mis son masque, le tabassent en pénétrant de force sans mandant à son domicile, s’en prennent aux musiciens qui enregistraient dans son studio, tirent une grenade pour les faire sortir comme on enfume des renardeaux, avant de faire un rapport surréaliste sitôt de retour au commissariat… Si dans ce cas précis ; s’il n’y avait pas eu la preuve de la caméra de vidéo surveillance, vu que la parole de ces menteurs assermentés prévaut sur la parole du simple citoyen, Michel Zecler producteur de musique d’origine antillaise, en aurait été bon pour faire de la taule.
Le racisme est un mal qu’il faut éradiquer quand on le repère avant qu’il ne gangrène tout le fruit. À ce propos, je serais aussi allé à cette marche, solidaire que je suis de ceux qui luttent pour défendre les valeurs d’une France intelligente et responsable d’elle-même, mais j’étais retenu par un fil qui m’empêchait de bouger… Sans rentrer dans le détail, j’ai hâte de voir les mesures qui seront prises afin de se sortir du marasme dans lequel est plongé le pays depuis l’apparition de ce virus. Nous voguons sur une mer houleuse et tout cela (aussi) me donne la nausée…
Vivement que nous soyons guéris, qu’on puisse à nouveau respirer à pleins poumons et sans masque ! Vivement qu’on puisse retrouver une activité normale, vraiment normale, sans à-moitié ni faux-semblant, vivement qu’on puisse retourner au restaurant ou qu’on puisse à nouveau s’inviter mutuellement sans sauf-conduit ni dérogation.
En attendant pour info, si rien ne l’interdit, je serai présent à Douai pour le vernissage de mon expo sur « les Rimbaud d’Aujourd’hui » au musée de la Chartreuse le 22 Décembre.
CharlElie Couture
Déc 2020