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Confesse Book

339 – Hi han, man ! Oui, je soutiens les ânes…

Hi han, man ! Oui, je soutiens les ânes…
Et j’en suis fier.
Au Moyen-Âge, on mettait sur la tête des petits clercs, ces bonnets d’âne symbole de sagesse, de réflexion et de l’intelligence des ânes. Au XIXème siècle, défendant les valeurs « bourgeoises” loin de la campagne, l’école de Jules Ferry a détourné le sens en faisant porter ce bonnet d’âne par les cancres… À l’apparition de la mécanisation, l’âne (ânimus-ânima-ânimal) disparu progressivement, pour réapparaître avec un certain engouement il y a 30 ans… Une fois la mode passée, les ânées se sont retrouvées à nouveau damnées, “abandânnées” maltraitées.
Quand on sait comment on abandonne les chiens, imagine les ânes…
Âne, ma sœur âne ne vois tu rien venir?
Fondée en 1968, l’Association Nationale des Amis des Ânes est la plus ancienne association de défense et de protection de l’âne qu’elle s’efforce de réhabiliter.
En 2003, l’Association a créé un Refuge à Ambert en Auvergne ; ils en ont sauvé 800, souvent arrachés à des conditions épouvantables.
Aujourd’hui il y en a là-bas environ 350, de tous âges et de toutes races.
Au niveau national environ 15 nouveaux cas de maltraitance sont signalés toutes les semaines, ce qui demande beaucoup de travail pour tenter de résoudre ce qui peut l’être.
L’association reconnue d’intérêt général et d’utilité publique compte un millier d’adhérents en France.
Après les avoir soignés, ils s’efforcent de faire adopter ceux qui peuvent l’être par des propriétaires conscients de leur responsabilité, (un représentant de l’association se rend d’ailleurs sur le lieu d’accueil et ils prennent des nouvelles des adoptés), les autres restant dans leurs 70 hectares de prés et proposés au parrainage.
420 tonnes de foin par an, 30 kilomètres de clôtures à entretenir, de 3 500 € à 5 000 € de frais vétérinaires mensuels, 1 300 sabots à parer 4 fois dans l’année, environ 80 adoptions annuelles, et dans le même temps, plus d’une centaine de nouveaux arrivants…
Afin d’assurer sa mission, l’association emploie 18 salariés : (9 soigneurs, 6 personnes qui s’occupent de l’entretien et 3 au secrétariat, soit 10 emplois aidés, 5 CDI et 3 CDD).
Depuis 2005, cette association au titre facile à retenir d’ADADA, a employé 108 personnes pour certaines en grande difficulté, parfois en rupture avec le monde du travail. Ils m’ont dit que la plupart de ces personnes se sont réinsérées dans la vie active et sociale à la fin de leur contrat. Sauver des vies, qu’elles soient animales ou humaines, au-delà de la protection animale, ils ont aussi un agrément pour un contrat emploi Service Civique et un autre avec la Police Judiciaire leur permettant d’accueillir des jeunes dans le cadre de mise en œuvre d’une activité d’aide ou de réparation consécutive à une infraction… C’est bien tout ça, n’est ce pas ! Des enfants handicapés ou présentant des troubles du comportement viennent aussi leur rendre visite, comme des prises de conscience avec les scolaires… ils accueillent des ânes de toute la France, victimes de maltraitance placés par voie de justice, par les Directions Départementales de Protection des Populations, par arrêtés municipaux, mais mis à part les contrats aidés ils ne perçoivent aucune aide publique !! Je répète bien que reconnue d’utilité publique, cette association ne bénéficie en effet d’aucune subvention publique, c’est dingue !
C’est le cas de le dire c’est bien là que le bât blesse : la situation est terriblement problématique pour cette association, qui cherche des bénévoles pour les aider et toutes sortes de solutions, (dont les fondations d’entreprises, mais pour l’heure sans succès).
Si vous avez la possibilité de les aider, même peu, soyez-en remercié. Tout don, petit ou grand, est intégralement consacré aux ânes.

Dans « man » et dans « woman »
Y a « âne »

À bon entendeur,
Hi han !

CharlElie COUTURE

Ci joint les infos pour celles et ceux qui se sentiraient concernés !

Association Nationale des Amis des Ânes
Association Loi 1901 Reconnue d’Utilité Publique
Par décret du 13 février 2008
66, Avenue de Lyon – 63600 Ambert – Tél : 04 73 82 49 06
email : assoadada@orange.fr – www.assoadada.fr

 

14/10/2019