Menu

Confesse Book

283 – Les « politichiens »

C’est sûr que l’ex-candidat à l’investiture suprême alias Jean Luc Mélenchon, doit se sentir un peu à l’étroit dans la carcasse exigüe qui lui sert d’enveloppe, vu la taille de son ego, c’est sûr qu’à l’entendre tout le temps postillonner à la première personne, on peut penser que son amour-propre aurait fait de lui un terrible autocrate si les urnes avaient satisfait son appétit de gouvernance, c’est sûr que je suis personnellement plus sensible aux courageuses harangues documentées de François Ruffin à l’Assemblée, plutôt qu’aux chahuts et tumultes généralistes dudit sieur Mélenchon, néanmoins, ce tribun populiste rompus aux techniques de la communication moderne, énonce parfois à haute voix des évidences que beaucoup de râleurs muets ne font que laisser macérer en leur âme et conscience. Ses coups de gueule notoires et discours enflammés ne justifient pourtant pas l’humiliation. Lançant à ses trousses une meute de limiers chargés de trouver la preuve permettant de corroborer une hypothèse, il semble que le Pouvoir a décidé de s’en prendre directement à ceux qui le contestent.
Les « politichiens » vivent dans un monde d’aboiements, où la soi-disant Raison d’État prime sur la recherche de la Vérité et sur l’Étique, j’avoue que les protestations offusquées du député de Marseille lors de la perquisition « politique » simultanée de ses locaux et de son appartement personnel, m’ont ému. Elles avaient quelque chose de pathétique et d’humain. Perquisition, inquisition. La justice et la police aux ordres afin d’anéantir les détracteurs, (si caricaturaux qu’ils soient). Salutation et claquement de talons. Le remaniement ministériel qui vient d’être annoncé en est la preuve : le pouvoir En Marche est en train de se rigidifier.
Un méchant complexe de supériorité habite les surdoués. Il leur fait perdre le sens des choses, eux qui entendent la nuit l’appel des petits démons qui volettent autour du trône de la dictature. Gare aux dérives ! Le charme ne dure qu’un temps. Syndrome Gérard Collomb ou Nicolas Hulot…C’est une lapalissade de dire qu’on en vient à détester d’autant plus ceux qu’on a aimés. Si populaire qu’il fut un temps, même le “génial” Napoléon Bonaparte a fini à Sainte Hélène, au cœur de l’océan, loin de tous et de toutes….