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Confesse Book

171 – Mise au point

J’hallucine en lisant la virulence des commentaires postés sous l’article que j’ai mis en ligne hier soir. En même temps, je m’aperçois comment le simple fait d’aborder un sujet «  politique » enflamme les passions. Ça veut donc dire que les esprits sont alertes et qu’ils réagissent aux stimuli.

Mes blogs sont des états d’humeur, inspirés par l’actualité, quelle qu’elle soit ; ceux qui les lisent régulièrement, savent que les sujets que j’aborde sont variés.

Il est vrai que l’objectivité est un débat sans fin, comme un puits sans fond, et s’il s’agit d’un journal, je ne suis pas « journaliste » pour autant. Si chacun reste libre de penser ce qu’il veut, rien n’empêchera jamais certains de nous pointer du doigt en disant : « Vous les artistes… », avec une moue méprisante, assortie d’un camouflet  du genre : « Contentez-vous de nous amuser ! »

« Ex-primez ce qui prime ! ».

– Alors pourquoi pas cette primaire ?

“Être artiste” n’est pas seulement synonyme de “vivre déguisé en mariole comme un extra-terrestre dans l’irréalité de ses émotions saturées”, “être artiste” c’est aussi assumer les paradoxes de la Liberté.

Bien sûr, “être artiste” ne donne aucun droit, (on l’apprend à ses dépends d’ailleurs quand on veut louer quelque chose), mais d’après la loi, ça n’en retire pas non plus !

Au contraire des gens contraints au silence, les artistes mettent en forme ce qu’ils ressentent.

À ce propos, je précise que je comprends ceux qui ont choisi de défendre quelqu’un qu’ils connaissent personnellement, en chair (et en os) qui est peut-être sympa dans l’intimité de rencontres en tête à tête, mais les coulisses n’ont rien à voir avec la scène, et les tous les autres gens ne connaissent cet acteur qu’à travers la virtualité de sa fonction.

Pour toute personnalité publique, il y a trois états : « ce qu’on est », « ce qu’on fait », et « ce qu’on représente ». Parfois il s’agit d’ état d’êtres bien différents !!!

Les choses de la politique m’intéressent peu, juste un peu. Disons que je m’y intéresse autant que tout citoyen dont ce n’est pas l’occupation principale. Vivant à l’étranger, on m’envoie parfois des liens particuliers, mais en général j’ai accès aux mêmes infos que ceux qui sont en France. Oui, je lis les mêmes organes de presse ou regarde les mêmes vidéos que tout le monde pour me renseigner afin de me faire ma propre opinion sur l’état du monde…

Chateaubriand, Lamartine, Maurice Barrès, Romain Rolland, Malraux, Sartre, Camus ou Aragon, ils sont nombreux les écrivains qui ont utilisé les mots pour mettre en forme leurs convictions. Certes Walt Disney et Broadway ou les comédies musicales ont fait de Victor Hugo l’auteur à succès de « Notre-Dame » et des « Misérables », mais c’est oublier que si un tiers des écrits de Victor Hugo concerne une certaine philosophie humaine et sociale, un autre tiers concerne lui la religion et le troisième tiers ne parle que politique. Cet immense penseur, élu proche des partis conservateurs au début de sa carrière politique, a pourtant beaucoup contribué à faire avancer la réflexion et le rapport que l’écrivain pouvait entretenir avec la vie et l’engagement politique.

Pour éteindre les feux de brindilles, je précise immédiatement s’il en est besoin, que je n’ai pas la moindre prétention d’établir une quelconque comparaison entre les pochades d’une page que je mets en ligne, et les écrivains, susnommés que je nomme par considération pour certains et par grande admiration pour d’autres.

Quoi qu’il en soit et de toute façon, tous les commentaires qu’ils soient enchantés ou désenchantés, ne changeront rien à l’état de fait : Laurent Fillon que personne attendait, est arrivé en tête des suffrages exprimés par les électeurs au lendemain de cette élection des primaires de la droite.

Maintenant, s’il embarrasse tant que ça, je retirerai mon article, sans le moindre malaise, moi j’ai d’autres choses sur le feu…

Mais je n’en pense pas moins.

À plus.

 

® CharlElie – Nov 20XVI