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Confesse Book

163 – Sortie de campagne

Il est temps qu’on en finisse, qu’on sorte de ce mauvais temps, qu’on s’échappe de cette campagne présidentielle américaine boueuse. L’esprit crotté, se laver les bottes.
Pourtant bien que très désabusée, elle n’était pas inutile cette campagne.
D’une part, elle a permis de donner la parole aux “basic instincts” des vilains, insatisfaits méchants et imbéciles malheureux qui ont amplement eu droit à parole à travers les discours nauséabonds de celui qui les a représentés comme jamais ils ne l’avaient été, (au grand dam des conservateurs Républicains de pure souche, pourtant prêts à tout pour reprendre le pouvoir),
D’autre part, il a vu l’éclosion de pensées politiques nouvelles, qui elles non plus n’avaient jamais été dites, et qui furent défendues avec ferveur par ce grand-père septuagénaire plein de charisme et vibrant trublion de Bernie Sanders.
Enfin, en fin de campagne, à l’orée du bois, il a vu l’émergence d’une autre femme de grande éloquence en la personne de Michelle Obama, dont les discours vibrants de ferveur en faveur de la candidate Démocrate, auraient presque fini par donner une certaine humanité à cette guerrière au sourire figé qui sera élue par dépit. Ah, si Michelle Obama avait été à la place d’Hillary Clinton, certains seraient sûrement allés voter « pour » quelqu’un dont ils partagent l’empathie. Car voter pour madame Clinton, c’est faire un choix dramatique, sans espoir que « ça » change. Un vote par devoir, à l’image des tailleurs empesés qu’elle porte comme une « dame » guindée au masque de sourire, avec ses mimiques amidonnées, un vote de complicités chambrières et d’associations lobbyistes entre personnes de même intérêt, un vote de généralités et de promesses qui n’en sont pas, de sermons répétés et de vœux pieux. Elle a beau s’appeler Hillary, elle est tout sauf une marante. Après Obama, le style va changer…
On parle de choix ? Mais ça n’en est pas un, à moins de prôner par l’abstention, une politique du pire comme le font les nihilistes, dans l’espoir d’un cataclysme d’où la démocratie sortirait vainqueur – une vue de l’esprit, puisque ce sont toujours les plus forts qui tirent profit des batailles -.
On parle de choix mais il n’y avait pas vraiment d’alternative tant l’opposant d’Hillary Clinton s’est montré sous toutes les coutures dans le pire apparat.
On a découvert un roi fainéant entouré d’une cour baba en apnée, un mandarin satisfait, fanfaron hypocrite, feignant d’ignorer le “global warming”, winner las, imposteur et cynique, un mufle sans rhétorique, un mauvais comique, un vantard éhonté, un menteur bonimenteur vulgaire niant les évidences de ses propres discours, conspirateur cupide, fripouille de la pire espèce alliée à d’autres semblables, implacable faisan déplumé et patron faisandé, une marionnette peroxydée aux gestes maniérés, manipulée en sous-main par de pervers lobbyistes, un barbare empoté, un tartuffe obscène, un raciste à grosses couilles et violeur en im-puissance (cependant défenseur des lois religieuses anti-avortement et du « licence to kill» armé du deuxième amendement), un tax-payer escroc, un orateur provocateur pour le plaisir de se montrer, (dut-il apparaître comme un charlatan-médias), pour autant incapable de développer une idée ou un concept plus long que trois phrases, un bluffeur de salle d’attente qui, à la question « comment ferez vous pour… ? » a systématiquement répondu :
– Je verrai, en temps utile…» (sous entendu, « Je ne sais pas » ?)
Bref, un danger mondial dont les propos haineux ne sauraient qu’envenimer des situations internationales toujours délicates.

Donc question choix, il n’y en avait pas,
Voter Clinton,
résigné.

Et dire qu’après ce cross country de la campagne Américaine, on arrive dans le tout-terrain Français… Et là, c’est pas beaucoup mieux. On en entend déjà de toutes les couleurs de l’automne.
Dans la famille « Sans-famille », c’est « Chacun pour soi », « Sarko–phage », « à l’abordage », « Tu quoque mi Fillion », « Chauve-qui-pneu » « en kilt ou en Juppé », « Micro Macron », ou «La Peine… à jouir », « Mélenchon pas tout » pourtant pour les lambdas contribuables, c’est quasi kif-kif bourricot.
« Alea jacta est ».

® CharlElie- NY Nov 2016.