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Confesse Book

142 – Le camion de l’horreur

On a beau le savoir,
Savoir que la menace est dans l’air,
Savoir qu’ ILS nous haïssent…
Qui sont “ILS” ? Ça ont ne sait pas exactement, mais “ILS” sont là, quelque part, parmi nous.

Enfin honnêtement, même le “NOUS” c’est pas très clair non plus…
On sait qu’ ILS nous détestent. Oui, nous, notre monde. Enfin ce monde dans lequel “ILS” ont vécu eux aussi, dans lequel ils ont été élevés, guéris, protégés eux aussi, jusqu’à ce qu'”ILS” prennent la décision de s’en détacher.

Parmi ces “ILS” abstraits, invisibles, on sait désormais qu’il y en a toujours UN, un qui s’est levé le matin comme tout le monde, sauf que lui ce matin-là, il était prêt à tout pour détruire le monde, “NOTRE” monde, le détruire coûte que coûte, par tous les moyens. Mais comme c’était impossible parce que le monde est trop grand et lui trop petit, il a décidé de tuer ceux qui l’habitent. En tuer le plus possible. Tuer. De façon aléatoire, sans faire de choix, ni de sélection, non. Tout le monde : Vieillards, enfants, femmes ou hommes, qu’ils soient de sa confession ou pas. D’abord quelle confession? Quand la seule chose qu’il ait comprise ou retenue, c’est un principe de haine. Tuer.
102 innocents (84+18) écrasés par ce monstre de la méchanceté.

Difficile de se laisser aller à la légèreté aujourd’hui.
Même si j’ai refusé de voir images, la simple idée de ce camion de l’horreur qui fonce 2kms au milieu d’une foule joyeuse un soir de 14 Juillet sur la promenade des Anglais, torture ma conscience.
Parfois on ne trouve plus les mots pour en parler.
Mais de quoi donc parler ?
Tout a déjà été dit.
Parfois il n’y a plus rien. Il ne reste rien.
Ce qui s’est passé à Nice est atroce.
La tristesse et la compassion m’aveuglent.

® CharlElie – juillet 20XVI