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Roman Live On Line

Nu York

#045 Le meilleur et le pire

Monster Radio System Sound à fond qui fait trembler le quartier sur son passage quand les basses de son rap bourdonnent au feu rouge, le raga d’un sitar s’échappe d’une fenêtre ouverte, un concerto de Mozart dans le salon d’une town house de l’Upper West Side, ou devant les touristes de Colombus Circle, deux jumelles convaincues chantent dans un porte-voix, tantôt une sorte de harangue enfièvrée contre le violeurs tantôt un psaume compatissant à l’égard des pauvres de ce monde.
Samedi matin, encore quelques jours d’été indien. Une cornemuse Celtique pratique ses gammes pinchardes derrière un buisson dans le bas du parc. Un trompettiste explose le jazz à côté d’un batteur-percu qui fait sonner des seaux en plastique. Plus loin une contrebasse, un violon klezmer, ou un guitariste hard heavy metal trash sur un mini ampli portable devant un banque fermée. New York, la ville de la musique et du bruit. Marcher, il fait bon, super bon, génialement bon. Ghetto blaster sur un front door, un borgne joue son blues ou une jeune fille rousse répète une tirade sur un banc, une autre dit des poèmes au vent. Un big black boy chante a cappella des Gospels en tendant la main vers le ciel, un mime s’entraîne à l’immobilisme.
Tous les gens ne deviendront pas célèbres, mais ils bougent. Pour le meilleur et pour le pire.
Individus, individualistes, ils affrontent seuls l’épreuve de la vie en commun.
On sent le challenge à chaque coin de rue.
La vie n’est qu’un passage.
Sourire le nez en l’air, je me tais.

Ceux qui vocifèrent comme Lucifer en enfer, font cramer l’oxygène qui nous fait respirer. On m’a appris le flegme et je contrôle mon ébullition. Je suis en retenue de camouflage et personne sait vraiment ce que je pense, d’ailleurs moi-même je m’ignore.

Quand Mac Enroe pétait les plombs, moi ça me troublait parce qu’il en faisait trop, je ne sais pas.Pourtant le jour des demi-finales, quand Séréna William la belle vénus Hottentote des courts de l’US Open s’est adressée à une juge de ligne qui venait de la pénaliser pour une faute de pied sur la balle de match, précisant « qu’elle allait lui faire bouffer la balle », j’ai étrangement admis la chose autant que l’injustice puisse générer des rebellions enflammées.

Je voudrais avoir le courage de sortir de mes gonds, comme ce type dans la rue qui hurle sa colère dans un porte-voix fixé au-dessus du toit de sa camionnette, comme jadis les bonimenteurs au micro des camionnettes de cirque. À mon avis il a intérêt d’être en règle parce que ça m’étonnerait qu’il finisse sa journée sans se faire arrêter. Moi je reste dans ma charnière, et je m’acharne, je me dis qu’un jour oui un jour, ça paiera. Je veux garder la foi.

En ces lendemains de 11 Septembre, on peut penser que les terroristes sont des diables manipulés par des marionnettistes puissants.
Comme l’acide corrode le métal, la société oxyde l’Occident et l’Orient. Les esprits fragiles peuvent choisir de nuire à une société d’avarice qui ne cherche même plus à se justifier. Elle crée les injustices, comme cette crise financière qui enrichit plus encore ceux qui le sont déjà. Cette crise qui n’en finit pas de coller aux semelles comme la pâte de chewing-gums sur le macadam chaud.

En quittant l’autre soir le stade après l’exploit de Derek Jeter capitaine des Yankees de New York de la Ligue majeure de baseball, (qui vient de battre le record de Lou Gehrig avec 2722 coups sûrs), je pensais de façon un peu théâtrale et j’avoue un peu morbide, qu’un jour inexorablement tous ces gens seraient morts. Et je les imaginais tous allongés. Ça faisait un paquet de corps à classer, des tonnes de chair à caser quelque part, à enterrer ou à transformer…
J’ai longtemps pensé à la Mort en me disant que j’avais le temps. La mort était une relation lointaine, une menace abstraite. La Mort n’avait pas plus de sens que la vie.
Mais progressivement, on vient à changer imperceptiblement. Nous sommes tous des mutants. La vie fait tourner les ailes de l’esprit comme celle d’une éolienne programmée qui s’orienterait automatiquement en fonction des vents. Je ne peux plus saquer Winton et sa femme Shirley. Avant on se voyait souvent, j’allais passer des week-ends dans leur maison des Hamptons. On s’amusait de rien en finissant ses bouteilles de bourbon. On faisait des parties de billard interminables entre minables que nous étions, mais ça n’avait pas d’importance dans son grand living décoré sans goût. Et puis je ne sais pas, comme l’eau se retire, on a cessé de se voir. Maintenant on n’a plus rien en commun. J’étais sincère, quand je les appréciais, et je suis tout aussi sincère quand ils m’horripilent aujourd’hui.On s’est vu par hasard la semaine dernière, Shirley avait les bras chargés de paquets. Leur naïveté d’enfants gâtés ne m’amuse plus, ils m’énervent. Winton a toujours son problème avec l’alcool et elle dépense toujours sans compter l’argent qu’elle a hérité après la mort de son père, elle a fait un séjour des six semaines dans une sorte d’institut, et je ne sais pas ce qu’ils lui ont donné a avalé, elle avait l’air complètement groggy.

Parfois je voudrais mourir d’une mort brutale.
J’ai vu partir quatre de mes ami(e)s si chers en trois mois et ça m’a fichu un coup de cafard. Et moi aussi parfois je sens venir des échéances.
Le cancer rôde autour de nous. Les radios nous annoncent le pire plutôt que le meilleur. On est loin de l’innocence des running gags sitcoms des années 70 façon WKRP in Cincinnati. Pendant des années, je me suis confondu aux moulures.
Je dois me hâter sans cesse.
Il y a plus d’électronique dans un Iphone qu’il y en avait dans les gros computeurs que transportait la fusée Apollo 11 qu’on a envoyée sur la lune. Mes amis sont en général plus jeunes que moi. Mes amis manipulent des outils, des objets, des mannettes, des médecines, des jouets, des programmes, des tissus « intelligents » qui me sont étrangers. Ils iront là où je ne suis jamais allé. Pour le Meilleur et pour le Pire. – Tiens en passant, on n’utilise pas l’impact visuel des majuscules. Certains mots-concepts devraient toujours s’écrire avec une majuscule : la Mort, l’Art, la Liberté, la Loi, la Terre, la Peur, le Meilleur ou le Pire. –

Je croise la vieille dame qui habite au fond du palier, elle est douce. Elle me dit qu’elle va fêter ses 94 ans et qu’elle n’est jamais allée à l’hôpital, elle ne craint pas la grippe, elle dit qu’assurément ceux qui se feront vacciner risquent d’attraper quelque chose. Je la sens légère et je suis aimable avec elle.
Je ne sais pas pourquoi je suis gentil. Les deux tiers de ce qu’on a appris pendant l’enfance, remontent à la surface de l’esprit comme les pierres remontent à la surface des terres gelées.

Mike m’appelle. On parle de rien. Il appelle juste pour le plaisir d’appeler, le genre de contact « inutile » qui n’était pas possible quand les gens n’avaient pas de téléphone portable. Il appelle juste par amitié. Un geste gratuit. Même si les mots sont exagérés, on se dit que la vie est géniale. On se reformate le disque dur.
Il parle d’opéra qu’il est allé écouter tous les soirs quand le Metropolitan Opera proposait pendant une semaine des concerts gratuits en plein air et assis. Eugène Onegin Tchaikovsky, MacBeth, Verdi, Le barbier de Séville, Rossini Peter Grimes, Britten, La Bohême, Puccini, Orfeo et Eurydice, Gluck, Il Trittico, Puccini et Madame Butterfly, Puccini, Génial! Il a vu une conférence sur les nouvelles énergies géniales, une série géniale (The Wire) , un bouquin génial (la lamentation du prépuce de Shalom Auslender), des musiciens géniaux (les Black Keys »). Ici tout est génial.
Ça ne veut pas dire que tout soit génial, non, mais chacun veut y croire. Et même si on ne le croit pas vraiment, on se répète inlassablement comme un mantra que ça va, que la vie est géniale.
Je réponds que bien sûr c’est génial, puisqu’on est en vie…
– Comment ça ?… Toi tu es optimiste !
On m’a appris le grand cataclysme, aujourd’hui on fête le jugement dernier en habit sombre…
– Non au contraire, moi, je suis un grand pessimiste.
– Comment ça…
– Je me dis que ce qui m’arrive n’est rien comparé à ce qui pourrait m’arriver. Donc puisque je suis en vie, c’est génial. Je pourrais être mort.
– C’est bien toi, t’as la pêche …
– Et le noyau !
– Allez, à plus.

Quand on entend répéter à longueur de temps que tout est pourri, que tout est foutu, qu’ILS ne gagnent pas autant qu’ILS le méritent, que la vie est dure, que les autres sont des cons, que tout le monde se fait chier à bosser, à force on finit par penser que rien ne va plus les jeux sont faits.

Ici, la vie est aussi difficile qu’ailleurs, les gens sont les mêmes, et pourtant tout le monde se croit génial. Alors on croise des gens géniaux et le fait de le croire suffit à changer le rapport avec le décor. Un peu comme le miel et les abeilles.
Personne n’est « génial » ici plus qu’ailleurs, mais chacun se croit investi d’une mission d’importance, une mission qui l’oblige à s’investir, (à investir aussi …), À aller plus loin. Alors, de même une flèche se dirige vers un cœur de cible quand l’esprit de l’archer vise ce cœur de cible, de même à force de se vouloir génial, certains finissent par croire qu’ils peuvent le devenir. Mike bosse dur pour cela. Il travaille dans un restau le matin, il prépare des plats pour un grand restau qui n’ouvre que le soir. Il prépare les plats jusqu’à trois heure de l’après-midi et quand l’autre chef arrive, il s’en va, ça lui fait toute sa soirée de libre. Vers minuit, il revient, il fait le nettoyage la fermeture et assisté de deux apprentis, il prépare la nuit les plats qu’il cuisine pour son propre compte pour la société de cattering à domicile qu’il a montée. Il est content du deal car cela fait deux ans qu’il prépare ses kilos de bouffe, ses plats de cocktails et surprise party, dans l’étroitesse et l’inconfort de la petite cuisine de l’appartement qu’il loue dans un immeuble. Alors que maintenant il a tout à portée de la main sur le piano en allu de cette cuisine industrielle hyper clean installée quand le big restau a ouvert. En fait Mike a deux boulots à plein temps.
Dans le rucher, les abeilles font leur miel.
Ici l’outrance stimule. La super loterie de ce week-end a fait fantasmer tout le monde avec ses 202 millions de $. J’ai même joué… Comme un grain de sable qui rêverait d’être celui qui se coince entre les fesses de la plus belle femme du monde…
Mais bon, question « vie sexuelle » (vis-exuelle, vice-xuel)c’est pas le grand panard en ce moment. Je rencontre des filles sympathiques, mais elles sont terriblement « prudentes ». Je ne sais pas ce qu’elles craignent ? Plus elles sont belles, moins elles sont accessibles. On dirait que la beauté les fige comme les plumes dans la cire sur les ailes d’Icare. Elles craignent de s’envoler en l’air et de monter au septième ciel des fois que la cire vienne à fondre et qu’elles se retrouvent à la mer sans maillot de bain à 400 $ de chez Victoria’s Secret.

Du coup ma vie sexuelle est plutôt morne en ce moment.
L’autre fois, je discute avec une fille mignonne. Les mots qu’elle emploie donnent à croire qu’elle est vraiment libérée, elle n’a aucun tabou et parle de tout avec un détachement sans aucun complexe. Elle était prête à tout, elle me décrit ses préférences, et je me sentais apte à relever le défi. Tout à fait dans mes cordes, corde du ring, cordes de guitare, cordes vocales, j’ai près à la sauter à la corde. Je reconnais que sa liberté de langage m’avait quelque peu émoustillé. Elle avait vécu à Prague, elle avait fait de la figuration dans la mode et hôtesses d’accueil, elle parlait beaucoup de ses expériences et rien ne lui faisait peur. Il faisait encore assez chaud dehors certes, mais sous la table, dans mes couilles c’était carrément la fournaise, et si ma cervelle était en train de se transformer en sidérurgie, en même temps que je sentais la température monter, la coulée d’acier prête à sortir du haut-fourneau. Elle avait le feu aux fesses et ma barre de métal était carrément en fusion.
On sort du restau, je lui propose de venir chez moi, mais pas de chance, elle avait un truc sur le feu au boulot et il fallait décaler le rendez-vous, ce soir, non pas possible, alors demain, c’est encore mieux on est samedi, ça nous laisse tout le week-end. Mince non, elle partait dans sa famille en Pennsylvanie. (Quoi ? Pennis Lvanie…) Non, mais lundi, d’accord, ça marchait pour Lundi. Alors le samedi soir, j’ai bu de l’eau à l’anniversaire de Mynah, un vrai bonze en bronze, je suis allé me coucher de bonne heure, je me suis reposé sainement, j’ai été courir dans le parc, un vrai entraînement de pro de l’amour. Il faut parfois savoir attendre avant d’être tendre et se tendre ensuite…
Le lundi, j’étais remonté comme un ressort, j’avais décalé mes rendez-vous au lendemain, j’étais dispo. Je l’attendais de pied ferme. À une heure, j’entends la sonnerie des messages sur mon cel phone, avant même de le lire, je me dis que c’est elle qui me demande l’adresse ou bien elle me dit qu’elle arrive. Parce que sans mentir, j’ai senti qu’elle en avait aussi envie que moi vendredi dernier, mais pas de pot. Elle m’envoie un SMS pour le dire qu’elle a mal au cou. Bizarre comme excuse. Pas mal au cul, mal au cou. Un « torticuli » en quelque sorte, bon ok j’ai compris. C’était une belle allumeuse, elle avait réussi son « coup ». Et je m’étais laissé avoir comme un bleu. Bon ça fait partie du jeu.
Trois jours après je danse avec une fille sympa. Une fille plutôt sage, et bonne danseuse. Je crois qu’elle s’appelait Madeline ou Madlyn. Tout d’un coup, au milieu d’une musique, une de ses copines se mêle à nous. Madlyn me dit :
– J’te présente Sky…
Sky me jette un regard un peu neutre, et visiblement elle préfère la compagnie de Madlyn à la mienne. Mais on continue à danser tous les trois.Elles bougent à deux, Ski commence à peloter Malin qui elle me caresse l’entre jambe. Alors Ski se met à embrasser Malin sur la nuque et ça se passe naturellement Malin m’enlace pendant que Ski la serre par derrière et puis elle dit qu’elle a une chambre dans l’hôtel, dont’on pourrait peut-être y aller tous les trois. On quitte le dance floor, on prend l’ascenseur et l’on se retrouve dans une super piaule avec une vue incroyable. Sky bosse dans le real Estate et j’ai cru comprendre qu’elle avait le droit d’utiliser les suites non louées quand elle était en déplacement pour cette chaîne d’hôtel qui appartient à l’un de ses oncles. Bref on se retrouve à poil et, on se passe sous la douche tous les trois, une douche spacieuse, toute en marbre, grand luxe, on se caresse, et ça monte grave entre nous. Puis on se sèche, on sentait la fleur et le parfum sucré, on commence à bien s’amuser sur le grand lit. Sky évite de me toucher et s’occupe surtout de Madlyn qui apprécie à l’évidence d’être l’objet de toutes les attentions. La scène se reflète à l’infini dans les deux murs-miroirs qui donnent à la pièce et à nos ébats une dimension supplémentaire, y a du monde dans la pièce
On commence à s’enflammer tous les trois, on a trouvé une sorte d’équilibre, mais Sky est un peu jalouse de constater que Madlyn se donne plus à moi qu’à elle. Elle se lève passe à la salle de bains, et puis elle sort.
On reste tous les deux et l’on s’en donne à cul joie pendant dix minutes, quand soudain prise de remords Madlyn m’oblige à me retirer et puis elle s’asseoit soudain fermée comme une pierre. Je ne comprends pas ce qui se passe, je lui demande si je lui ai fait mal, elle ne répond pas. Elle est bloquée. Est-ce que c’est parce qu’on est dans la chambre de sa copine ? Je lui propose d’aller ailleurs, mais elle est saisie d’une espèce de vague à l’âme… Elle veut se justifier à mes yeux, au contraire, non elle dit qu’elle n’est pas lesbienne, elle ne comprend pas ce qui lui a pris, elle a honte. Elle n’aurait jamais dû accepter, cette fille elle la connaît un peu, mais finalement pads tant que ça, et qu’est ce qu’on va penser d’elle, si ça se trouve, y a des gens qui l’ont vue monter avec nous… Elle dit
– Tu vois, Sky et moi, on ne se connaît pas plus que ça, on a travaillé ensemble toute l’après midi, et elle n’a rien montré de ses intentions.Et enfin, quoi, il y a beaucoup d’enjeux pour l’agence de com avec laquelle elle bosse. Parce que s’ils pouvaient récupérer le budget de cette chaîne d’hôtel, ce serait top.
Oui mais, moi là-dedans, qu’est ce que je viens faire ?
Ben justement, elle a bien vu que l’autre était vexée, et si ça se trouve à cause de moi elle va perdre six mois de travail, alors tu vois, elle n’a plus envie.
Elle m’explique un tas de truc qui font redescendre le matériel à la vitesse d’un monte-charge qui a pété les câbles. Madlyn est mal et moi je sens le gros problème venir. Alors pendant trois quart d’heure, j’essaie de la rassurer, elle espère que Sky va réapparaître, mais comme elle ne revient pas. Gros malaise. Nouveau silence.
– Ça ne va pas..
Madlyn remet ses collants lycras roses fluos.
– Si, si ça va
– T’inquiète pas.
Finalement on redescend dans la boîte de nuit de l’hôtel. Madlyn se jette dans les bras de Sky qui n’attendait que ça. ET j’ai l’impression de nouveau de m’être fait méchamment avoir.
– Vous vous êtes bien amusés…
– Si c’est une question, je te dirai qu’on s’est mieux amusé quand t’étais là, je lui ai répondu.
– Écoute, chacun son tour, m’a-t elle dit à l’oreille tout en passant son bras autour du cou de Madlyn.
Une des serveuses a posé la note des consommations, dans une soucoupe sur la table. Je flingue 399$ sur ma carte de crédit. La musique que je n’écoutais pas s’est mise à résonner grave dans mes oreilles, et je suis reparti tout seul en laissant Madlyn se faire aimer.
Pour montrer qu’on existe ou pour se faire plaisir , overground ou underground, où qu’on aille ici chacun joue sa musique
Pour le pire,
y a toujours pire
Et pour le meilleur…