Menu
visuel Solo Boys

J'étais assis et je regardais la porte. Il y avait cette pile d'illustrés des années 6O. Avec les Fantastiques. Les villes modernes comme des dangers. Les vêtements collants. La peur du feu. Scénarii nuls mais qui faisaient décrocher de la pesanteur scolaire.
Et pourtant, la science fiction m'ennuie, puisque le soleil s'éteindra, puisque tout le monde étouffe de lui même, puisque les faits divers jettent dans les yeux leur quota de confettis effroyables.
Alors il y a ceux qui s'évaporent en pensée, ceux qui s'envolent dans une soucoupe, ceux qui refusent ce réalisme cruel et bancal, les malades de la perfection. Mais la perfection n'existe pas, ou alors si loin de nous, dans un autre monde. Il y a des fous qui veulent y croire ...

les titres

Tracks

  1. Bemol boogie
    Bemol boogie

    Tête de nœud papillon
    dans le filet des conventions
    il fait toujours attention
    il veut maîtriser ses pulsions

    Il a peur de la vitesse
    il est debout sur le frein
    il aime pas la jeunesse
    il a peur des martiens

    Il ne fait plus de projets
    il prend trop d'précautions
    il condamne le progrès
    et toutes ses inventions

    Il vante le passé hors saison
    il dit qu'l'Histoire a toujours raison
    il asphyxie la passion
    à force de sermons

    Réactionnaire
    systématique en réaction
    aussi motivant qu'un somnifère
    antithèse et contradiction

    Quoiqu'on lui suggère
    il en fait un contentieux
    broyeur de l'imaginaire
    et classicisme pompeux

    (Il dit qu'les rockers heavy métal
    sont inspirés par le diable
    et leur message subliminal
    est diffusé par un câble

    avant que ça commence
    il veut des références
    conservateur, un agent conservateur
    figé sur place comme de la glace)

    Refrain: Bémol boogie
    bémol man
    bémol boogie man
    il baisse la vie d'1/2 ton
    Oh la vie il la baise
    c'est un bémol et pas un dièse
    bémol boogie (bis)

    Il a jamais rien fait d'bien
    c'est p't'être pour ça qu'il est vexé
    et puis la sécurité comme un besoin
    il a jamais fait d'excès.

    Il refuse l'avant-garde
    et ça le regarde
    mais son âme est aussi terne
    que le fond d'une caverne

    Ses jugements moroses
    feraient flipper les dauphins
    parc'qu'il redoute quelqu'chose
    même quand tout va bien

    Avec sa perruque en réclame
    sur son crâne de chien nu
    il paraît qu'il a jamais baisé sa femme
    il paraît qu'elle n'a pas voulu

    Refrain (Bis)

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
  2. Keep on movie' (Esmaralda 2nd)
    Keep on movie' (Esmaralda 2nd)

    Une autre nuit
    dans le bas de la ville
    je marchais seul
    et j'étais tranquille

    j'avais besoin d'une aventure
    ou quelques heures
    en décallage.
    Un bateau militaire
    tenait ses tours de garde
    et puis
    un cargo africain
    amarré dans le port
    on entendait les marins
    qui parlaient fort

    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    Au coin d'une rue
    y avait de la musique
    magnéto cassette
    à fond les manettes
    une fille dansait
    sur le trottoir
    elle dansait comme un reptile
    comme un guépard

    Je lui dis juste: t'as peur de rien
    -Non, je n'ai peur de personne,
    tu sais de quoi je parle n'est ce pas?

    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    So good night
    Esmeralda
    comment va ta vie?
    elle a simplement souri
    elle se déhanchait
    sous cette petite enseigne
    elle se balançait
    il faut que vienne ton règne.

    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    Et puis elle s'est arrêtée
    il était presque quatre heures
    elle s'est appuyée contre un mur
    elle m'a regardé
    t'as du feu? en faisant un sourire
    Pour sûr j'avais du feu
    j'en avais plein le ventre
    elle a rien dit d'autre
    elle a pris ma main


    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    On est monté tous les deux
    dans ce p'tit escalier
    les marches qui grinçaient
    elle m'a dit déshabille-toi
    sur le sommier
    elle se balançait
    elle se déhanchait
    elle était belle

    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    Elle faisait ça
    avec beaucoup de style
    elle répétait oh mon chéri
    fais-moi danser
    elle était née
    à New York
    elle était c'qu'elle était
    aprés tout peu importe

    Il était presque 6 heures
    quand on s'est ralenti
    on entendait l'eau du voisin du d'ssus
    qui s'écoulait dans les tuyaux
    faire sa toilette et partir bosser
    passer dans le couloir
    et sa bagnole qui démarre
    elle m'a dit: je n'ai plus rien à faire
    alors fait moi encore danser

    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    Maint'nant c'était l'matin
    i'faisait moche dehors
    j'étais assis sur le perron
    à regarder la pluie tomber

    j'ai allumé une cigarette
    et cette longue nuit dans le dos

    elle rêvait sur son lit
    elle rêvait de tout
    elle aurait voulu bouger
    changer tout

    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    Quand elle va passer la porte
    j'aurai disparu

    on ne retrouve jamais la première émotion
    ton chapeau mou et tes talons pointus
    tes allures faciles et la fureur de ton étreinte,
    jamais je ne serai l' autre,
    celui qui te séduira encore

    c'était juste une autre nuit
    une aventure de plus
    derrière elle sur le mur
    l'ombre faisait une croix
    mais je suis sûr
    qu'elle ne la voyait pas.

    Keep on movin'Baby
    Keep on moving on

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
  3. Demain ailleurs
    Demain ailleurs

    Dans combien d'hôtels
    ai-je dormi seul
    de Copenhague
    ou à Luxeuil
    ou de Toronto
    à Nassau
    ecce homo
    à huis clos

    Fin de programme
    à Bonifacio
    place de la gare
    dans le brouillard
    à Rotterdam
    ou Knoxville Tennessee
    encore un motel fonctionnel

    Refrain: Aujourd'hui
    ici
    mais demain
    demain sera un autre jour
    déjà ailleurs

    Dans combien de pizzerias
    ai-je avalé une slice
    ou des nems
    dans un restau chinois
    comme tous ces quidams
    qui mangent seuls
    en lisant
    leur journal

    Comme un guetteur
    à la fenêtre
    j'entends les heures
    disparaître
    et ces râles rauques
    ces cris d'amour
    chambre voisine
    dans le velours

    Refrain

    Un veilleur super chic
    un autre antipathique
    une pile de magazines périmés
    le frigidaire et la p'tit' clé
    standar automatique
    ou système archaïque
    une mobylette dans le lointain
    ou une cassette à la main
    le desert ou la ville
    ou l'eau glacée dans la piscine

    Toute la ville
    dans le noir
    plus rien n'est allumé
    aprés 11 heures le soir
    petites provinces
    frigorigènes
    avec leurs boîtes de nuit
    suburbaines


    Froid de canard
    au petit matin
    la chair de poule
    dans le nord de Berlin
    un dernier regard
    obsolète
    on a road again
    chang'ment couchette

    Refrain

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
  4. L'histoire de Bernard (Workers)
    L'histoire de Bernard (Workers)

    Il travaillait dans une usine
    il faisait toujours chaud
    à cause des machines
    et puis des hauts founeaux

    La chemise collée à la peau
    et la gorge trop sèche
    il attendait la sirène
    comme une remise de peine

    On se retrouvait en face
    dans le bar d'Obélix
    un ancien rugbyman
    qui nous rendait service,

    on sentait dans l'air lourd
    une électricité
    un danger en instance
    un truc irrévocable

    Les gars parlaient du syndicat
    ou des matches de football
    ou bien ils parlaient d'leur famille
    et des projets d'vacances

    Quand ils parlaient des femmes
    j'entendais leurs rires énormes
    qui découpaient l'atmosphère
    enfumée de gauloises

    On cassait des verres
    comme on cassait nos rêves
    sur le bord du comptoir
    quand on était trop saoûl
    pour comprendre pourquoi on était là

    ça finissait en bagarre
    dans la rue avec un arabe
    ça sentait l'désespoir
    jusqu'au fond d'leurs regards

    Quand l'usine a fermé
    les gars sont partis ailleurs
    ils n'avaient pas le choix
    fallait mettre les pendules à l'heure

    le pays changeait de couleur
    fallait tout recommencer
    comme des oiseaux migrateurs
    laisser des plumes sur le bitume

    Sacrifier l'habitude
    et changer de métier
    reprendre les études
    ou bien se débrouiller

    lui il s'est r'trouvé
    employé chez un marbrier
    i'dit j'risque pas d'manquer d'boulot au moins
    y aura toujours des âmes à enterrer

    y aura toujours des âmes à enterrer.

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
  5. La suprême dimension (Zarathoustra rock)
    La suprême dimension (Zarathoustra rock)

    Il parle de la vie en spirale
    ou bien il parle d'un voyage sidéral
    il dit qu'il vient d'une planète synthétique
    dans un tourbillon cinétique

    Il écoute le chant des espaces
    il dit qu'il a de grands pouvoirs
    il veut changer les paysages
    il dit qu'il faut stimuler les espoirs

    Refrain: Comme la vie réelle le dégoûte
    il se réfugie dans la science-fiction
    il dit que les euls amis qui l'écoute
    évoluent dans la suprême dimension

    Il dit que les fils du grand architecte
    pourraient reconstruire le monde
    il dit que les symboles de l'univers
    sont cachés sous la rotonde

    Il dit qu'il connaît des secrets
    il se dit maître de la synergie
    il dit qu'il détient un manuscrit
    qui fait de lui le dernier samouraï

    Refrain

    Prisonnier de ces messages étranges
    comme un ange dans une cage
    tout l'monde dit qu'il déménage
    mais surtout, surtout il dérange

    Et il danse comme un shaman
    il dit que Lovecraft ne fut qu'un interprète
    il dit ma place n'est plus içi
    un jour je devrai disparaître

    Refrain

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
  6. Jacky
    Jacky

    Colier dent de requin
    paumettes saillantes
    des signes dans le dos

    hamburger,chewing gum
    il tord des petites cuillères
    un couteau dans la poche

    il passe sa vie dehors
    comme une bête sauvage
    de l'essence dans les veines

    il s'fout du nucléaire
    et puis des écolos,
    les pieds sous sa dégaine

    il se fait des copains le temps d'une échappée
    il passe des nuits à boire
    et pisser et reboire

    il vante les fantômes de la terreur
    ou les stars du malaise
    en écoutant du hard à fond les manettes

    affalé comme un paquet de chiffons
    il se saoûle, il se bourre, il se casse
    il sait pas quand il rentre

    il s'engueule dans la rue
    et la fille en veut plus
    elle appelle au secours, ya des vieux aux fenêtres

    il la cogne
    et il se barre
    il lui laisse un cocard

    il renverse les poubelles
    il a pas peur de la mort
    ni des coups de savattes

    il a pas peur du froid
    comme un employé d' bureau
    peut redouter le moindre courant d'air

    il péte comme un percheron il rigole mais ça pue
    il vole des packs de bière
    qu'il boit dans sa tanière

    y a des gouttières quand il pleut,
    ya des mois dans l'évier
    du moisi dans les tasses

    il croit qu'tout l'monde est riche
    et qu'y a qu'lui qui n'a rien
    il dit qu'les seuls mecs bien c'est les américains

    il a pas connu la guerre
    il a vu que les films
    il voulait être fort comme un dessin de B.D.

    il se prend pour un dieu
    il dit qu'il aurait pu être un champion
    si on l'avait aidé

    il dit qu'il ne trouve pas de boulot
    surtout pas faire d'effort,
    pour qui, pour quoi

    il aimait pas son père
    il aimait pas sa mère
    il n'aime personne

    il dit qu'il ne peut rien faire de bon
    sauf peut être gigolo
    il sait pas c'qu'il lui faut

    il voulait qu'on l'adore mais tout l'monde en est là
    alors il se fout de tout
    comme tout l'monde se fout de lui.

    Jacky

    Avec ses yeux de fauve
    et son tatouage sur l'épaule
    le blouson ouvert même en hiver
    Jacky aurait fait n'importe quoi
    pour qu'on parle de lui

    Pas plus salaud qu'un autre looser
    mais paumé dans son incognito
    Jacky s'croyait un héros
    mais c'est juste un fait divers

    Refrain: Jacky trainait, trainait
    Jacky trainait encore
    pis s'est r'trouvé dans un train
    porté par son destin

    et il buvait de la bière
    oui, Jacky buvait beaucoup de bière
    Jacky draguait dans la rue
    mais Jacky était fier

    Savait pas c'qu'il voulait
    Jacky se foutait de tout
    il subissait sa vie
    comme un grand refus

    Refrain


    Ce jour là
    sur son lit
    il regardait le plafond

    La peinture
    qui faisait des cloques
    Jacky regardait le vide

    Il tirait sur sa clope
    en bourrant la fumée
    bien au fons des poumons

    il disait j'ai pas peur du cancer peur de rien
    alors il s'est engagé
    et il apris ce train

    A genoux, dans les waters
    maint'nant il dégueule son enfer
    complètement inconscient
    il a balancé un innocent

    comme tous ceux qui vivent
    en se croyant quelqu'un d'autre
    il s'est retrouvé coupable
    de n'être que lui-même

    Refrain

    Comme tous ceux qui vivent
    en se croyant quelqu'un d'autre
    il s'est retrouvé coupable
    de n'être que lui-même

    Refrain

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
  7. Longues distances/Calling
    Longues distances/Calling

    Longues
    longues
    longues distances
    calling

    long
    long
    long silence
    à l'autre bout du fil

    Personne
    au téléphone
    quand je pars
    tu t'en vas aussi

    Longues
    longues
    longues distances
    calling

    long
    long
    long silence
    à l'autre bout du fil

    Sentiments découpés
    fil du rasoir
    sentiments labyrinthe
    fil d'Ariane

    L'amour ne tient qu'à un fil

    Quand je te sais
    dans les muscles d'un autre
    ou dans le coeur d'un autre
    je suis perdu
    et quoi que j'aie pu
    écrire ou penser de la jalousie
    je me trouve soudain désarmé
    quand tu ne réponds plus

    Longues
    longues
    longues distances
    calling

    Long
    long
    long silence
    à l'autre bout du fil

    Personne
    au téléphone
    quand je pars
    tu t'en vas aussi.

    Paroles et musique CharlElie Couture.
    Edition Local A Louer.
  8. Tu joues toujours
    Tu joues toujours

    Tu fermes les yeux
    tu relances les dés
    tu connais les règles du jeu
    tu veux gagner

    Tu conjures le hasard
    tu tentes la chance
    mais t'es dans l'brouillard
    tu sais plus c'que tu penses

    tu sens ton coeur
    ton coeur se met à battre
    tu supplies un ordinateur
    tu veux le chiffre 4

    Tu r'gardes le chronomètre
    tu dis je n'ai pas le droit
    non tu ne veux pas admettre
    de perdre tout ça

    Refrain: Tu rêves debout
    tu rêves d'or
    tu dors debout
    mais tu joues encore
    tu joues contre joues
    sur le tapis
    en contre-jour
    tu joues ta vie
    nuit et jour
    tu joues toujours

    Ton visage est en pierre
    tu joues sans atout
    tu veux te refaire
    tu joues ton va-tout

    Tu veux bien même être cocu 1000 fois
    faites vos jeux s'il vous plait
    rien n'va plus içi bas
    les jeux sont faits

    Refrain

    Tu dis en bredouillant
    tu te dis dans ta tête
    si j'ai le numéro gagnant
    si je gagne je m'arrête

    Mais tu sais bien que c'est faux
    tu t'fais du cinéma
    tu voudrais changer de peau
    mais demain tu seras là

    Refrain

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
  9. Guitarist
    Guitarist

    Y'a des esthètes manichéens
    qui font peur aux créateurs
    y a ceux qui jugent la beauté
    comme on déshabille une ombre

    lui, il dit
    je suis un guitariste
    he says, I am a guitarist

    Il squat au 5° étage
    y a toujours d'la lumière
    il vit son indépendance
    comme un outsider
    des jouets en métal
    posés sur les étagères
    et puis des lunettes noires
    et sa stratocaster

    He says, I am a guitarist

    Y a des p'tits monstres ailés
    qui chahutent son décor
    ou des gnômes en plastique
    qui hantent ses accords
    à côté d'son mat'las
    y a une pile de BD
    des images fantastiques
    et des lutins dessoudés

    He says, I am a guitarist

    Il écoute les lézards
    dans la FM du coin
    en croquant du caviar
    et des fruits sans pépins
    il écoute des cassettes
    du rock pur et dur dans la tête
    la musique au bout des doigts
    il parle de ça tout l'temps

    Just a guitarist
    yes, He's a guitarist

    Il jette un r'gard ironique
    sur les chanteurs de prisunic
    il exorcise ses angoisses urbaines
    sur un magnéto 4 pistes
    il tisse des toiles d'araignées électriques
    comme des clôtures subsoniques

    He says, I am a guitarist

    Musicien/individualiste
    artiste/anticonformiste

    Il aime les équilibristes
    et les filles imprévues
    ou les leaders en cavale
    et les histoires vécues

    il va voir des concerts
    des groupes anglais inconnus
    ou des expos marginales
    ou des films sans issue

    Y a des esthètes manichéens
    qui font peur aux créateurs
    Y a ceux qui jugent la beauté
    comme on déshabille une ombre

    lui il dit:
    je suis un guitariste
    He says, I am a guitarist
    just a guitarist.
  10. Solo boy
    Solo boy

    Il a 15 ans à peine et il ne sait rien faire
    il s'est échoué là sur un bout de trottoir
    il cherche un compagnon pour un petit peu d'argent
    il attend qu'on l'emmène et y a rien d'innocent

    Solo boy

    Il fait chaud dans la nuit, il fait chaud dans la rue
    y a c'coeur d'enfant qui brûle, devant un hotel minable
    sa mère est junky, y a lontemps qu'son père est parti
    lui maint'nant il est là, i'cherche même plus d'alibi

    Solo boy

    Et y a une svastika sur son blouson
    i'ait pas c'que veut dire nazi, i sait juste qu'il déteste le monde
    puisque l'monde l'a rej'té comme l'océan rejette
    les restes d'un navire,
    la jeunesse est un ange et il rêve d'un ailleurs
    comme un dessin animé dans un cinéma désert
    les mots n'ont aucun sens sur son coin d'macadam
    y a pas d'formule magique

    il est déjà si tard,
    solo boy

    Il fait des clins d'oeil, il voudrait sortir de là
    il voudrait qu'on l'emmène, qu'on l'emmène à jamais
    un prince dans son walkman, survival/insolence
    i va gueuler "fuck you" quand les flics l'embarquent

    Solo boy

    Y avait ce p'tit garçon, debout sur le trottoir
    qu'attendait qu'on l'emmène, ailleurs une fois pour toutes

    Solo boy

    Words &Lyrics by CharlElie
    © Flying Boat
Acheter cet album en ligne
en bref

Intro

Label : EMI FRANCE
Formats : CD
Année : 1987
Nombre de titres : 10

ils ont participé

Crédits

Charlélie Couture : voix, guitares, piano
Jerry Lipkins : claviers, basse, synthétiseurs, choeurs
Alice Botte : guitares, choeurs
Abram Causse : batterie, percussions
Junior Mac Gonnan : basse, saxophone, clarinette
Ray Léma : grand piano (3), synthés (6)
The Flamingo Horns : cuivres (1, 6)
Ann Calvert : choeurs
Yvonne Jones : choeurs

Ingénieurs du son : Philippe Abadie au Studio Fying Boat , Ludovic Lanen au Studio Vénus à Longueville, Michel Dierickx au Studio I.C.P. à Bruxelles