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visuel Melbourne Aussie

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Tracks

  1. La vague
    La vague

    Sur un quai de gare en forme de plage,
    j’attends le premier train
    comme une vague,
    j’attends la vague d’amour qui m’emportera loin

    sur un quai de gare envahi par le sable,
    j’ attends la vague comme un défi,
    depuis toujours la terre est sèche, ici
    à l’infini,

    au hasard dans la poussière
    d’un quai de gare surréaliste,
    j’attends la vague jusqu’au matin,
    cette vague d’amour qui m’emportera loin
    (J’inventerais un souterrain jusqu’à la mer,
    jusquà cette eau magique et symbole de l’amour)

    Railway station en plein désert,
    souvenirs fantômes d’une ville minière,
    voyageurs incertains,
    relayeurs sans témoins,
    businessmen retardés
    ou maris disqualifiés

    le monde entier descend
    sur ce quai incandescent,
    il y a même l’océan de mes délires en suspend
    j’attends la vague jusqu’au matin,
    cette vague d’amour qui m’emportera loin

    Un perroquet décalé
    fait bouger une branche
    et mes yeux se confondent avec les araignées
    qui courent sur une planche
    un wombat me regarde en se grattant le front
    puis il me tend une « Red Back » et disparaît sous un buisson

    j’ effacerais le temps
    pour me baigner dans l’instant,
    effacer le temps
    et surfer sur le présent,
    je glisse déjà sur cette vague merveilleuse
    cette vague d’amour qui vient de loin

    Sur un quai de gare en forme de plage,
    j’attends le premier train
    comme une vague,
    j’attends la vague d’amour qui m’emportera loin
  2. Dreamland
    Dreamland

    Assis debout, il reste là
    depuis des années il ne bouge pas
    il respire à peine, il observe le ciel
    comme une sentinelle

    Living in a Dreamland
    He’s living in a Dreamland

    Il se laaaisse envahir,
    par un chant mystérieux
    il regarde l’avenir
    en fermant les yeux
    il connaît la paix et les dieux,
    il parle sans un mot
    il sait où se trouvent le feu
    et l’eau

    Living in a Dreamland
    He’s living in a Dreamland

    Des braises sacrées,
    couvent sous les rochers,
    il se lève dans la lumière
    et mouille la terre
    il passe l’argile
    sur son visage en déséquilibre
    il mâche quelques fibres
    et dessine dans les nuages

    Living in a Dreamland
    He’s living in a Dreamland
    Assis debout, il reste là
    depuis des années il ne bouge pas
    il respire à peine, il observe le ciel
    comme une sentinelle

    Living in a Dreamland
    He’s living in a Dreamland

    quand le rêve et la réalité
    quand le présent et le passé
    quand le connu et l’ inconnu
    sont à nouveau confondus

    Living in a Dreamland
    He’s living in a Dreamland.
  3. Billie
    Billie

    Billie s’échappe depuis longtemps
    alors il boit comme un chercheur d’or, le ventre en avant;
    il avale des galons de bière épaisse et amère
    naïf comme un innocent, il cherche Billie toute la nuit

    Billie escapes like a snake,
    Billie crawls
    through the rocks in the silence
    Billie happens under the dust

    Billie regarde le désert en fredonnant une prière
    à l’infini éblouie
    dans la poussière et le vent
    sur les dunes de sable brûlant

    Dans les musiques oubliées, dans les villages abandonnés
    il cherche Billie et Billie le sait
    Someone ’s looking for her and the man says: I’m looking for my lazy girl,
    my lazy lady has escaped and it’s time to love

    La petite Billie tourne en rond comme un manège blond
    sur les pistes de latérite elle danse vite
    Billie est toute jeune en mocassins
    Billie ne demande rien

    Billie suce une boucle d’oreille
    un petit bijou en forme de fleur
    Peut être est ce un talisman, un porte bonheur,
    un objet merveilleux avec une opale au milieu

    Ethylique sidéré jusqu’au soleil levant,
    il cherche Billie en appellant
    Où es tu ? que fais tu maintenant ?
    il fait semblant encore
    et puis il s’écroule peut être qu’il dort

    In the silence or through the rocks
    Billie escaped like a snake
    but no more « jalooser » looking for her
    so it’s time to love
  4. Je sais que tu es là
    Je sais que tu es là

    La ville nous appartient;
    je regarde les mouettes qui se reflètent dans les vitres miroirs
    de ces gratte-ciel inhabités;
    c’est l’été, et je sais
    que tu es là, quelque part.

    Peine de coeur ou coeur en peine,
    tu connais mes envies comme un scanner,
    tu visites la folie ordinaire
    de ceux qui ont peur et ceux qu’ont de la veine

    Refrain : Je sais que tu es là, dans un coin de ma tête
    et tu manipules mes pensées indiscrètes

    Les saisons changent vite quatre fois en un jour
    tu m’invites à suivre le parcours
    y a des peintures de guerre
    bombées par terre
    et j’entends l’orage magnétique
    sur mes angoisses polyphoniques

    Refrain

    Un immigrant découpé
    dans un rêve prisonnier
    balance un regard lourd
    sur ce qui l’entoure;
    comme un dessin indécent,
    dans l’ombre parfumée
    un adolescent
    en perm,
    un soldat de l’été,
    nettoie des taches de sperme
    en se retenant de pleurer,
    les anges/gardiens dansent au milieu de la nuit,
    j’ te parie
    100 pour sang
    elle viendra plus, dit-il
    un peu absent,
    sur ce trottoir imbécile.

    Sortilège ironique dans la boule de cristal
    plaisanterie ethnique et sommeil paradoxal

    Refrain

    Le soleil se lève et c’est déjà la fin
    ou le début d’un autre rêve, c’est déjà demain
    et si les mots nous saoulent raconte moi une histoire
    la vie s’enroule comme un lézard
    je devine tes regards
    je sais que tu es là quelque part.
  5. Le biker (sous l’horizon diagonal)
    Le biker (sous l’horizon diagonal)

    Night rider en moto sous l’horizon diagonal
    Dans les yeux amoureux de cette nuit australe
    Sur ton engin r’peint au carbone, tu roulais comme dans un tunnel
    Tu quittais une femme faale anti sceptique et infidèle
    Sous l’horizon diagonal tu carburais au méthane comme dans un mirage
    Sous l’horizon diagonal, tu t’es couché sur ta bécane un peu dans le cirage

    Tu t’es penché sous la lumière à côté d’une voiture
    Un couple étouffait à moitié sous une couverture
    Coït en suspend, teenager en sueurs,
    Ils aboyaient comme des hyènes, en montrant les dents,
    Dans l’fond on entendait du new age transparent,
    Une musique de passe-muraille comme un orchestre d’extra-terrestres
    Sous l’horizon diagonal.

    Etincelle sous la selle, swing macadam
    T’accélérais sur le trottoir quand t’as vu la patrouille
    Tu t’es signé d’une croix, mais t’avais pas la trouille,
    Zigzag entre les bidons de goudron en flamme
    Bouteille en verre pneu éclaté dans un virage tordu, tu as glissé
    Sous l’horizon diagonal

    Le destin des bikers te guettait dans son collimateur,
    Maint’nant les sirènes et les walkie-talkies s’approchent de toi,
    Et puis tous les phares clignotent comme des feux-follets,
    Dans le fond de l’ambulance, on entend des « Ok, ok »
    Allo, allo tu m’as pas répondu, t’es pas revenu sur l’avenue
    La lune est bancale et l’horizon diagonal, one more biker got the night.
  6. Melbourne (1990)
    Melbourne (1990)

    refrain
    Melbourne
    Nineteen ninety
    Melbourne
    Aussie

    Je finis un roman, il fait chaud, la ville de Batman se resserre
    de chaque côté de la rivière Yarra
    des marins venus de Grèce jouent aux dominos dans les jardins mécaniques,

    Melbourne nineteen ninety, Melbourne Aussie

    A l’autre bout du monde ma petite fille a fait un rêve étrange
    Elle s’envolait avec tous les oiseaux de bois vers les forêts d’eucalyptus,
    les gum trees et les fougères arborescentes

    Melbourne, nineteen ninety, Melbourne Aussie

    La télé rediffuse un vieux film et je ne peux pas dormir, il fait trop chaud,
    Les kangourous boivent de la bière et les tramways fondent comme la glace
    des terres australes

    Je t’aime avec assurance au milieu des banlieues immenses
    ou sur la banquette arrière de la Holden Commodore
    dans un motel de poussière ou sous les tropiques de ton capricorne

    Melbourne, nineteen ninety, Melbourne Aussie
    Melbourne, nineteen ninety, Melbourne Aussie
  7. Qui a tué Benji
    Qui a tué Benji

    Bouc émissaire, positivement dopé,
    comme un taureau hormoné, Benji s’était laissé faire.
    Dénoncé par le monde entier, montré du doigt,
    il s’est mis à bégayer, indigne de son exploit

    Qui a tué Benji ? Qui a tué Benji ?

    L’homme le plus rapide est tombé dans le vide,
    il voulait se dépasser, mais Benji est tombé
    comme un ange gonflé, foudroyé en plein vol
    contrats de publicité écrasés au sol

    Qui a tué Benji ?

    Sans pardon, sans pitié, Benji est tombé,
    mais qui l’a poussé ?
    Guérison stéroïde, anabolisants perfides
    médecin maladroit ou tricheur ignorant

    Qui a tué Benji ?

    Avec ses yeux de chien qui aurait peur du temps,
    loin de son rêve jamaïcain, Benjamin n’a plus rien,

    Qui a tué Benji ? Qui a tué Benji ?

    Effacé des mémoires, effacé des victoires,
    mais la victoire de qui ?
    Qui a tué Benji ?

    Sprinter incontinent qui reprend l’avion,
    vers un continent honteux et pays d’adoption,
    hué, maudit, athlète interdit
    dans les fibres musculaires de la terre entière

    Et la famille effondrée, humiliée d’y avoir cru
    pleure devant les caméras,
    le winner a perdu

    Qui a tué Benji ? Qui a tué Benji ?

    Et les varans jaloux le mordent dans le cou
    ses confrères nécrophages se vengent d’un seul coup.
    Puni par la piste 100 mètres de piste
    irradié par l’effort pour courir plus vite que la mort

    Qui a tué Benji ? Qui a tué Benji ?

    Plus vite, plus vite, plus vite que la mort, il a battu le record,
    plus vite que la mort, sur la piste du bout du monde
    il a battu le record, mais qui a tué Benji?

    Qui a tué Benji? Qui a tué Benji?
  8. Mao Mao (Ded Kat Buk)
    Mao Mao (Ded Kat Buk)

    Ded Kat/cruising on the back
    cruising on the back of a line
    Ded Kat/cruising on the back
    cruising on the back of his mind

    Mao Mao
    Mao Mao
    Mao Mao
    Who’ got Mao Mao Ded Kat Buk

    Who’s got the book who’s got the book
    see that book (Which book?)
    this is the story of a chineez laughin’ cucumber
    ah ah ah ah

    Fire and speed crashing widows
    black nights and « chineez » cash
    high speed and beautifull machines
    I’m watching you but who watches me?

    Ded Kat/ cruising in the city
    but nob’dy knows in the scary city
    Ded Kat/ cruising in the city
    but nob’dy cares about a dead cat

    Mao Mao
    Mao Mao
    Mao Mao
    who’ got Mao Mao Ded Kat Buk

    Who says I’m in?
    If you see what I mean
    Who says I’m out?
    Burning pussies and lonely heart

    Fire and speed crashing widows
    black nights and « chineez » cash
    high speed and beautifull machines
    I’m watching you but who watches me?

    Ded Kat/cruising on a back
    cruising on the back of mind
    Ded Kat/cruising in the city
    cruising in the cities of lonelyness

    Who’s got the book who’s got the book
    see that red book (Which book?)
    this is the story of a chineez laughin’ cucumber
    ah ah ah ah

    Mao Mao
    Mao Mao
    Mao Mao
    who’ got Mao Mao Ded Kat Buk
  9. Heart, attack & money
    Heart, attack & money

    Too many of these,
    too much of that,
    he’s been struck down
    by a heart attack
    in the plane, that brought him here

    but now,
    there is a fight
    by the side
    of his bed
    because the surgeons would like to know
    who’s gona pay the ause the surgeons would like to know
    who’s gona pay the bill

    so you see once again
    heart and money (Art and money)
    ain’t good friends.
  10. Deejee Lobster Blues
    Deejee Lobster Blues

    Le ciel est bleu, the sun is high
    Il ne se passe rien
    Deejee Lobster has no choice,
    the only way to move is a deep dream
    So he dreams

    The waves are sleepin’,
    the beach is quiet
    mais Deejee Lobster est en sueur,
    panne de ventilateur,
    cauchemar météo,
    Deejee dreads a tornado,
    Heavy black sky in the afternoon,
    Deejee dreads a cyclone

    puis il bondit de son fauteuil
    et il court sur la plage
    en pourchassant
    les pélicans
    entre les gros coquillages,
    Deejee Lobster n’a pas le choix,
    the only way to move is a deep dream,
    so he dreams

    Life savers are saving,
    tourists are burning,
    nothing blowing
    in the wind,
    so Keep cool Buddy,
    Take it easy mister Deejee
    then Deejee goes back to his favourite place
    facing the ocean

    Le soleil brille
    dans le ciel immobile
    Nothing happens on this little island
    Deejee Lobster has no choice
    the only way to move

    is a deep dream
    so he dreams,
    Deejee Lobster , Deejee Lobster,
    Deejee Lobster dreams.
  11. Ecrire
    Ecrire

    Pour soulager ce sentiment
    qui te d’Ecrire
    sous la lune allumée
    tu voudrais savoir Ecrire

    Pour venger un souvenir
    ou dénoncer tout ce que j’abandonné
    Ecrire tout ce que tu fredonnés
    Ecrire ce que la nuit inspire
    avouer nos délires
    pour le meilleur et pour le pire
    tu voudrais « tout dire »

    vendetta dans le vent d’été
    être ou avoir être
    mise à nu
    pour Ecrire, mais sais-tu
    qui tu es?
    sais-tu qui tuer
    pour te venger?

    Tu as le charme inspiré
    d’ une fée en papier
    littérature écorchée
    jolie jeunesse et volupté

    Tu voudrais pouvoir Ecrire les dernières secousses
    de ton enfance timide
    sur un matelas de mousse
    humide
    ainsi soit-elle
    Eprise
    de lui sur une île
    Telle
    Est prise
    qui croyait prendre

    Ton corps
    ondule encore
    quand les caresses glissent
    jusqu’en haut de tes cuisses

    Dormons maintenant
    s’il te plaît comme un nuage dans
    les vapeurs « des sens »
    tu penses
    que je t’ai
    Quittée
    mais c’est toi qui t’es
    Jetée
    sur une feuille pour Ecrire
    trop de mots sophistiqués
    comme un « roman gothique » et des mots démodés,

    Virginité déboussolée
    et le cœur endetté
    ton pied froid qui bouge
    sur un lit rouge
    exorciser tous ces mots du dedans
    mots de tête, maux de dents,

    Ecrire et mélanger nos soupirs,
    confondre nos plaisirs,
    écrire
    par vagues lentes et lascives comme un roseau
    dans le parfum de l’eau
    Ecrire, se dédoubler, Ecrire
    pour survivre Ecrire
    encore, Ecrire.
  12. Running Man
    Running Man

    Break the dust
    break the night
    it is just
    a question of light

    forget the bombers
    forget the drivers
    take your trousers off,
    feel free and have a run

    but you’ re waiting for glory
    waiting for money
    waiting for a dream
    waiting for a work
    waiting for a kiss
    waiting for inspiration
    waiting for a leader
    waiting for happyness

    You want the power
    to take you off like a plane
    but you need a real shower
    of love have a run

    too many guys around
    but who flashes who
    who’s gona plead:
    I am just a running man

    but you ear of the genius of right,
    genius of wrong
    the genius of truth,
    the genius of left
    genius of lies,
    genius of death
    genius of life,
    genius of speed

    so you feel embarrassed, there are so many people around
    jumping like flees
    buzzing like bees
    and you want to be a hero too

    so you throw the media’s
    talking in a basket
    and you try to smile « like a star »

    you speak of the heat
    and then you speak of meat
    you speak of my dog
    and you speak of you
    you speak of art like a ranger
    you speak of god
    and you speak of your catkin love

    too many guys around
    but who flashes who
    who’s gona plead
    I am just a running man.
  13. Melbourne (Aussie)
    Melbourne (Aussie)

    Je dessine dans le sable
    et la mer de Tasman
    efface les traces des hordes de chameaux sauvages
    qui courent dans ma tête

    Melbourne, nineteen ninety, Melbourne Aussie
    Melbourne, nineteen ninety, Melbourne Aussie.
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en bref

Intro

Label : EMI
Formats : CD / LP / VYNIL
Année : 1990
Nombre de titres : 13