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visuel Les Naïves

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  1. Sous le Saule music
    Sous le Saule music

    Instrumental
  2. Le Jardinier dort
    Le Jardinier dort

    Quand les feuilles tombaient,
    le jardinier les remontait,
    quand les feuilles s’envolaient,
    le jardinier les recollait,

    Où est passé le jardinier,
    est ce qu’il dort pour oublier,
    où est passé le jardinier,
    est ce qu’il dort,

    Il a peut être pris des somnifères,
    il savait plus quoi faire,

    Où est passé le jardinier,
    est ce qu’il dort sur un sommier doré,
    sous les branches du pécher,
    dans le jardin des oliviers,

    il a croqué une pomme empoisonnée,
    à moins qu’il ne dorme sous une pierre tombale,
    un truc énorme à l’échelle sidérale,

    Où est passé le jardinier,
    Est-ce qu’il dort,
    faudrait le réveiller,
    avant le chaos infernal,
    Convoitises et manipulations,
    mainmises et provocations,
    ils ont appuyé sur le bouton,
    et déclenché la guerre des saisons,

    L’effet de serre et les brouillards stagnants,
    Tout est vert de gris dans le jardin d’Eden,
    Nitrates, phosphates ou gaz asphyxiants,
    Font planer sur la terre un silence de Géhenne,

    Quand les feuilles tombaient,
    le jardinier les remontait,
    quand les feuilles s’envolaient,
    le jardinier les recollait,

    Où est passé le jardinier,
    est ce qu’il dort il est fatigué
    Où est passé le jardinier
    Est-ce qu’il dort
    il faudrait le prier de se réveiller.
  3. Méchants voisins
    Méchants voisins

    Voisin de palier,
    ou voisin fermier
    voisin de quartier
    ou voisin de jardin

    Querelleur vinaigré,
    chicaneur de terrain
    pour un centimètre carré
    ou l’élévation d’une cheminée

    Ils en veulent à tout l’ monde,
    aux renards, aux colombes
    à Shiva, à Bouddha,
    Jésus Moïse ou Abdulaziz

    Propriétaires obsédés
    mauvais frères, mauvais amants
    ils maugréent comme les ratés
    pervers et menaçants

    Méchants voisins
    Méchants voisins

    Paranoïa excédée
    on se découvre cruel
    rêver de les savoir blessés
    ou nettoyés dans l’eau de javel

    Petits microbes qui aiment ester
    ils te rendent fou à lier
    mais on ne peut qu’imaginer
    imaginer pour se venger

    Tombant dans l’escalier
    et lui faire bouffer tout son lisier
    ou la changer en fumée
    ou le vider dans l’évier
    Méchants voisins
    Méchants voisins

    Comme ce grand dadais malsain
    qui fait peur aux enfants
    qui nourrit pas son chien
    et sourit méchamment

    avec sa silhouette d’épouvantail
    et ses injures sans détail
    il a des yeux sans couleur
    il est fourbe et menteur
    Faudrait le faire mariner
    dans un tonneau de phénol
    ou le trafiquer
    comme son terrible alcool

    Toutes les pulsions sans parole
    ou des envies au vitriol
    te viendraient la nuit
    si tu pensais à lui

    Méchant voisin
    Méchant voisin

    Voisin de siège,
    voisin de rivière
    voisin de collège
    ou voisin de frontière

    Pour un mur mitoyen
    une histoire de gouttière
    ils se mettent en travers du chemin
    et lancent des phrases incendiaires

    Ces méchants voisins
    remplis de haine et de chagrin
    ces voisins de misère
    incarnent tous ceux qui cherchent la guerre
    Méchants voisins)bis
    Méchants voisins )bis
  4. Jacobi marchait
    Jacobi marchait

    Jacobi avait dit,
    C’est fini j’en ai marre,
    Mercredi je pars
    Dans le ciel indécis
    Flottaient de gros nuages gris

    Pourtant Jacobi est parti
    Marcher de midi à minuit
    Marcher à tout jamais
    Marcher

    Jacobi marchait

    Bientôt les premières gouttes
    Sont tombées sur la route
    Et puis la pluie a redoublé,
    Coûte que coûte
    Jacobi continuait pas à pas, à avancer

    Du Nord à l’Est, du Sud à l’Ouest Jacobi cherchait le paradis
    Un coin à l’abri avec un lit, un bol de riz,

    Jacobi disait : ça m’suffit
    Marcher de midi à minuit
    Marcher à tout jamais
    Marcher

    Jacobi marchait

    Un jour il a changé d’avis,
    Peut-être qu’il avait compris
    Ou bien il n’en pouvait plus
    Jacobi est revenu,
    Il a appelé Elie
    son meilleur ami,
    A qui il a dit:
    J’entendais une sonnerie
    qui faisait battre mon cœur à l’infini,
    C’était vraiment très fort, je devais dire oui,
    Pourtant je m’ demand’ encore c’ qui m’a pris

    Marcher de midi à minuit
    Marcher à tout jamais
    Marcher

    Jacobi marchait. (BIS)
  5. Angélique bigoudis
    Angélique bigoudis

    Quand Angélique
    sort de la salle de bain
    elle a les cheveux qui rebiquent
    et je trouve que ça lui va bien
    mais c’est pas naturel,
    elle a les cheveux lisses
    comme de la ficelle
    ou comme une queue de génisse

    alors elle, elle s’ met des
    Bigoudis bigoudis, bigoudis
    Bigoudis bigoudis, bigoudis

    Ce qui fait que tout le monde lui dit
    Bééé, tu ressembles à une brebis
    Mais Angélique a la tête dure
    et ça fait 20 ans que ça dure
    elle sourit poliment
    elle ne dit pas un mot
    mais préfère ce tourment
    plutôt que se voir sans ses rouleaux

    alors elle se met des
    Bigoudis bigoudis, bigoudis
    Bigoudis bigoudis, bigoudis

    Ce qui fait que tout le monde lui dit
    Bééé, tu ressembles à une brebis
    Mais Angélique
    si elle continue ses suppliques
    elle verra la crinière
    de la fée des capillaires
    qui la soulagera sûrement
    de cette psychose sébhorrée,
    elle lui donnera un cadogan
    ou une longue perruque bouclée

    alors elle se mettra plus des
    Bigoudis bigoudis, bigoudis
    Bigoudis bigoudis, bigoudis

    C’ qui fait que tout l’ monde lui dit
    Bééé, tu ressembles à une brebis.
    bis.

    bigoudis, bigoudis
    bigoudis bigoudis, bigoudis
  6. Mona
    Mona

    Mona
    Je t’en supplie

    Mona
    je n’en puis plus

    Mona, il ne faut plus que tu mentes

    Oh mon a-
    mour à la menthe
    fondante Mona

    Mona
    je t’en supplie
    Mona

    je n’en puis plus
    inspirée par le pire et
    le meilleur dans le port du Pirée,
    dans le couloir d’un prieuré
    dans un hôtel à Yerres, à Venise ou ailleurs

    Mona,
    mon amour
    Instrumental

    Mona,
    je t’en supplie

    Mona,
    je n’en puis plus,
    amante religieuse
    langoureuse toi qui a la foi,
    toi qui à la fois te veux pieuse
    et qui saisit tantôt mon nez
    tantôt mon é-
    pine dor-
    sale,
    quand je rêve d’or au propre et au figuré

    Mona,
    je t’en supplie

    Mona,
    je n’en puis plus,
    Tu chantes un psaume et je t’écoute
    sous la voûte de cette salle d’armes
    je goutte une perle de sueur, comme une larme
    dans ce pieu

    Mona, je fais des vœux
    pieux,
    n’est ce pas ce que tu veux?

    Mona,
    Mon amour.
  7. Le temps c’est de l’argent
    Le temps c’est de l’argent

    Le temps c’est de l’argent
    Mais l’argent c’est du vent
    Les temps sont durs maint’nant
    On est jamais sûrs d’arriver à temps

    Pour venir ici y avait tellement de vent
    Que ma planche s’est échouée devant
    Une statue bronzée
    Qui m’attendait allongée sur un rocher
    Elle m’a dit: – eh l’orange d’Arabie t’ es pressé ou quoi,
    Allez viens avec moi
    On boira le jus des goyaves, des kiwis, des leeches ou des fruits défendus
    REFRAIN Le temps c’est de l’argent
    Mais l’argent c’est du vent
    Les temps sont durs maint’nant
    On est jamais sûrs d’arriver à temps

    Je somnolais dans un restau en dehors de la piste
    Quand un rugbyman barjot m’a réveillé en sursaut
    Il m’a tapé dans le dos en disant: eh l’artiste,
    Faut que tu retournes à Melbourne au plus tôt
    Je regarde ma montre, whaa déjà 3 heures et quart,
    J’ai un rancard à l’hôpital et je suis en retard
    Alors j’ai conduit comme une ambulance,
    Il faut pas laisser traîner les urgences

    REFRAIN

    Je gare la voiture et je croise un mendiant,
    Il avait une pâle figure pourtant
    Il buvait en marmonnant une chose est sûre, chaussure, t’es à côté de tes
    Pompes funèbres

    REFRAIN

    Y a un recommandé posé sur mon bureau, ça vient d’une grenouille qui bosse
    Aux impôts
    La vie passe vite, il faut que je me grouille, faut que j’évite cet orage d’
    Embrouilles
    On peut pas taxer le temps
    On peut pas taxer le vent
    Alors l’état taxe les gens,
    Chacun en veut pour son argent, depuis toujours et encore pour longtemps

    REFRAIN

    Lutter contre les moulins d’argent,
    C’est lutter contre les moulins à vent
    Le temps c’est de l’argent
    Mais l’argent c’est du vent.
  8. Balançoire berceuse
    Balançoire berceuse

    La balançoire se balance toute seule dans le soir
    et c’est le vent, le vent,
    le vent de l’avent,
    son amant
    qui la berce qui la, qui la cajole en douce
    qui la pousse
  9. Le pays des arcs en ciel
    Le pays des arcs en ciel

    C’est dimanche ce matin, je l’aime bien,
    c’est dimanche ce matin,

    C’est dimanche ce matin, je l’aime bien,
    le matin c’est plus beau que la mort,

    Au pays des arcs-en-ciel y a les plus beaux bijoux
    Au pays des arcs-en-ciel y a les plus beaux tableaux
    Au pays des arcs-en-ciel un prince a épousé une fée, sous le soleil et la pluie

    C’est dimanche ce matin, je l’aime bien, c’est dimanche ce matin,
    C’est dimanche ce matin, je l’aime bien, le matin c’est plus beau que la mort,

    Je lance mon pied en l’air,
    Je lance ma chaussure en l’air,
    Finalement, je balance tout, allez laisse tomber,

    C’est dimanche ce matin, je l’aime bien, le matin c’est plus beau que la mort,

    Je branche mon intercom parce que j’ai peur,
    Je branche mon intercom, la nuit,
    Je branche mon intercom parce que j’ai peur des monstres bqui me mordent la nuit,

    C’est dimanche ce matin, je l’aime bien, c’est dimanche ce matin,
    C’est dimanche ce matin, je l’aime bien, le matin c’est plus beau que la mort
  10. Rap non conventionné
    Rap non conventionné

    Des photos bidons de stars ou de duchesses tarées
    sur des magazines périmés
    dans la salle d’attente, devant l’aquarium je feuillette
    ces revues désuètes

    Attendre des heures, attendre encore, l’impatience des patients
    fait partie du décor,
    dans cette salle d’attente de cauchemar,
    chacun est seul avec sa douleur.

    La porte s’ouvre enfin, il me montre du doigt: – C’est à vous, n’est ce pas?
    J’avoue que j’ai peur quand je vois s’approcher de moi son masque mou avec
    un gros bouton sur la joue.

    Un stéthoscope froid qui se pose sur ma peau
    et mes ganglions sous ses
    doigts, tousser, cracher ou répéter trois cent trente trois
    une bonne dizaine de fois.

    Hors la loi intouchable, cet homme est dangereux
    mais on ferme les yeux,
    il est protégé par la caste des sorciers non conventionnés
    aux honoraires onéreux
    derviche tourneur sur son fauteuil en skaï
    et moi devant lui comme un cobaye,
    un cobaye à cheval sur une erreur médicale

    Il enfile dans ma gorge une baguette en bois, je sens bien qu’il me fait mal pour rien,
    il me triture, il me torture, j’en ai marre, il commence à me gonfler c’est sûr;
    me gonfler, c’est ça, la tension monte dans la chambre à air autour de mon bras
    Allez jeune homme, encore un effort, respirez + fort, j’ m’époumone, je suis mort.

    Il a pas l’air sûr de lui quand vient l’ moment fatidique, celui de la sentence
    et pis du diagnostique, en lisant son Vidal il fait la moue, une moue sceptique.

    Analyses complémentaires, prises de sang corollaires, radio des coronaires
    et en prime un voyage au scanner, juste pour lui plaire.
    Hors la loi intouchable, cet homme est dangereux mais on ferme les yeux,
    il est protégé par la caste des sorciers non conventionnés aux honoraires
    onéreux derviche tourneur sur son fauteuil en skaï, et moi devant lui comme un
    cobaye, un cobaye à cheval sur une erreur médicale

    N’importe quoi pour se couvrir, il dit qu’il veut pas d’ennui, c’est normal, en tous cas,
    il s’ fout pas mal du déficit de la sécu sociale.
    Trente gouttes le matin et sept gélules à midi, des pilules pour le soir
    et des cachets à minuit des munitions antibiotiques, neuf boîtes de produits
    chimiques,

    Quatre pages de traitements, un plein de sac de médicaments, cette
    ordonnance est un roman illisible ou volontairement cabalistique, y a que l’
    apothicaire qui sera content suppositoires en cire et des sirops à cuire,
    des onguents sous la table et des pommades au sable, des collutoires en nébuleuses
    et des piqûres intra-vénéneuses

    Hors la loi intouchable, cet homme est dangereux mais on ferme les yeux, il
    est protégé par la caste des sorciers non conventionnés aux honoraires onéreux,
    derviche tourneur sur son fauteuil en skaï et moi devant lui comme un cobaye,
    un cobaye à cheval sur une erreur médicale.
  11. Petite dame dans sa petite auto
    Petite dame dans sa petite auto

    Petite dame dans sa petite auto
    rêve de la vie facile et d’un château

    Petite dame dans sa petite auto
    s’échappe en rêve de son univers clos
    tire le rideau,
    loin du bureau
    quand elle quitte son boulot
    elle change de peau
    allegretto
    ma non troppo

    Autonome et mobile
    dans son automobile

    Petite dame dans sa petite auto
    laisse filer ses fantasmes et sa libido
    Petite dame dans sa petite auto
    délire de bonheur quand elle se voit ailleurs

    elle quitte la ville
    et tous ses imbroglios
    quand elle part en vacances
    l’avenir est immense
    elle se sent libre
    comme l’eau
    sur l’autoroute
    elle écoute la radio
    météo tranquille pas de pluie
    il fait beau aujourd’hui, belle fin d’après midi
    illuminée, allumée
    naïve,

    le soleil brille dans sa tête,
    le paysage est net
    comme dans un tableau
    du douanier Rousseau

    She’s a little woman in a small car
    drivin’ along for miles and miles
    she’s a little woman in a small car
    dreaming along for miles and miles

    Petite dame dans sa petite auto
    se sent remplie d’une joie infinie
    Petite dame dans sa petite auto
    conduit son auto comme elle conduit sa vie

    She’s a little car woman drivin’ along
    a little car woman happy to be free,

    Petite dame dans sa petite auto
    s’imagine déjà là où il fait beau

    Little car woman, she dreams on and on

    Petite dame dans sa petite auto
    part en vacances avec ses rêves immenses

    she’s a little woman in a small car
    une petite dame dans sa petite auto
    qui s’échappe en rêve de son univers clos.
  12. Je pense à vous
    Je pense à vous

    Je pense à vous,
    Je vous imagine
    Tous les deux endormis,
    Je pense à vous
    Je pense à vous,
    Je vous imagine
    tous les deux endormis, immobiles.
    Serrés l’un contre l’autre, sur ce grand lit carré

    Je pense à vous.

    instrumental

    Je pense à vous
    Dans votre chambre bleue
    Cette nuit vous avez fermé les yeux
    Je pense à vous tous les deux endormis
    Peut être que vous pensez à moi aussi
    Comme je pense à vous
    Peut être que vous pensez à moi aussi
    Comme je pense à vous

    Je pense à vous (BIS)
  13. Les enfants du dimanche
    Les enfants du dimanche

    Le dimanche est le jour,
    Le jour des enfants,
    Quand le dimanche est le jour,
    Attribué pour l’amour.

    Le dimanche est le jour,
    Des enfants déchirés,
    Quand le dimanche est le jour,
    De l’amour divorcé.

    Certains s’en vont prier,
    Prier le jour du seigneur,
    Mais c’est pour oublier,
    Que c’est un jour saignant,
    Blessé par le bonheur.

    Tu pleures,
    En regardant l’heure,
    Tu pleures encore,
    En répétant je t’adore.

    Le dimanche est le jour,
    Le jour des enfants,
    Quand le dimanche est le jour,
    Attribué à l’amour.

    L’âme qui flanche,
    perdre ses forces,
    Le dimanche,
    C’est le jour du divorce.

    Le dimanche est le jour,
    Des amours mineurs,
    Les amours tristes des parents majeurs,
    En désaccord parfait,
    Le dimanche est un jour défait,
    Célébrant la défaite,
    Des unions imparfaites.
  14. Les fantômes dansent
    Les fantômes dansent

    Les fantômes dansent,
    Dans le château de Vénus,
    Comme des courants d’air,
    Indécents dans l’hiver.

    Les fantômes dansent,
    Dans les pièces vides,
    Et les couloirs oubliés,
    De ce manoir abandonné.

    Au milieu des souvenirs,
    De ce studio en faillite,
    Les instruments sans avenir,
    S’autodétruisent sans limite.

    Les fantômes dansent,
    Dans le château de Vénus,
    Plus un watt d’électricité,
    Les bâtiments hypothéqués.

    Les fantômes dansent,
    Une danse givrée,
    Sur la moquette arrachée,
    Ou ce grand tapis replié.

    Les fantômes volubiles évoluent,
    Dans cette maison froide,
    Mes amis sont partis,
    Dans l’espace abasourdi.

    Empruntez disaient-ils,
    Mais un jour il faut rembourser,
    Passez à la caisse,
    Coûte que coûte il faut payer,
    Il est mort assassiné,
    Par une traite intraitable,
    Une échéance de banquier,
    Insolvable.

    Idem musical

    Les fantômes dansent,
    Dans le château de Vénus,
    Entre les cordons dessoudés,
    Et les sièges cassés,

    Les fantômes dansent,
    Dans le château de Vénus,
    Il ne reste plus rien,
    Que le silence.

    Le piano emballé,
    Les amplis débranchés,
    Les objets traînent par terre,
    Recouverts de poussière,
    Y a plus d’place pour la bonté,
    Dans notre société de profit sans pitié,
    Les ectoplasmes règnent en despotes,
    Sur les décombres des pays ruinés.

    Les fantômes dansent,
    Les fantômes dansent.
  15. Chanson de la petite rivière
    Chanson de la petite rivière

    Une rivière coule en bas dans la vallée,
    comme une petite rivière qui se laisserait aller,
    peu à peu envasée, assagie,
    asphyxiée, ralentie,
    les embâcles ont cassé le courant,
    et le sable s’est déposé insensiblement,
    les mousses ont envahi les pierres,
    petit à petit la rivière
    S’est couchée dans son lit.

    Une rivière coule en bas dans la vallée,
    comme une petite rivière qui se laisserait aller,
    à l’abandon au gré de la nonchalance,
    des saisons polluées par négligence,
    sur cette terre cultivée en cadence,
    ou industrialisée sans prudence,
    les poissons s’en vont,
    Quand ça sent le poison,
    sous les draps de la pluie,
    La rivière s’est couchée dans son lit.

    Une rivière coule en bas dans la vallée,
    comme une petite rivière qui se laisserait aller,
    peu à peu l’eau se brouille avec l’homme,
    quand l’homme la souille comme,
    ces ferrailles qui rouillent, ces déchets, ces gravats,
    ces arbres morts et ces branches en tas,
    ou ces vieux ressorts de matelas,
    qui salissent le lit de cette rivière là.

    Une rivière coule en bas dans la vallée,
    comme une petite rivière qui se laisserait aller,
    y a plus de haies, les berges s’éboulent,
    mais c’est le monde entier qui s’écroule,
    quand la faune et la flore,
    disparaissent du décor,
    Comme ici mais tout n’est pas fini,
    peut être qu’il faut prendre parti,
    pour que la poésie réveille une rivière qui se couche dans son lit.
  16. Jacobi 81
    Jacobi 81

    Jacobi avait dit:
    c’est fini,
    j’en ai marre,
    mercredi je pars
    Dans le ciel indécis
    flottaient de gros nuages gris
    pourtant Jacobi
    est parti
    Bientôt les premières gouttes
    sont tombées sur la route
    puis la pluie
    a redoublé,
    coûte que coûte
    Jacobi
    continuait pas à pas, avancer
    Marcher de midi à minuit
    marcher à tout jamais
    marcher
    Jacobi marchait.
  17. Lalala le progrès
    Lalala le progrès

    On peut pas vivre dans le passé
    faut abandonner
    tout c’qu’est périmé
    les idées reçues
    les pensées fanées
    les morales tordues
    et les tabous rouillés
    Quand on a peur du progrès
    on devient l’apôtre
    des regrets
    oui l’apôtre des regrets,
    lalala, lalala.
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en bref

Intro

Label : CHRYSALIS
Formats : CD
Année : 1994
Nombre de titres : 17

ils ont participé

Crédits

Charlélie Couture : voix, guitares acoustiques, guitares, piano,
piano fender, harmonica, synthés, accordéon, samplings, toy piano
Nico Mingo : guitares électriques, guitare slide, guitares, E-bow
François Causse : batteries, percussions, toms
Yannick Hardouin : basse
Elton de Bebey : synthés, basse, buggle, violons, orgue
Bruno Peltre : piano sur “Chanson de la petite rivière”
Tom Novembre : voix (3, 5, 7, 12)
Laura Sérani : voix (6)
Shaan : voix (18)
Anne Deverlet : voix (3, 5, 7, 12)
Roger Robindoré : voix (5)
Chico Rico : voix (7)

Enregistrements intérieurs, mixage et remixage :
Roger Robindoré et Mark Trade Flying Studio et Studio de la Bastille à Paris
Enregistrements et ambiances extérieurs :
Colline d’Oletta-Corse, Water Forest Queensland-Australie, Quartier d’Alfama Lisbonne-Portugal, Campagne Lorraine du Xantois
Final edit : Alain Moreau
Master cut : Yves Delaunay chez Dyam