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Quoi qu'en diront sûrement quelques commentaires, ceci n'est pas un disque de Benjamin Biolay — même s'il l'a réalisé et arrangé. Ceci est bien un disque de CharlElie Couture, avec ses habituelles lignes de force blues et rock, ses tentations reggae, sa voix nasale si reconnaissable — qu'on peut aimer ou détester, mais qui, incontestablement, sait porter le swing. - Télérama

les titres

Tracks

  1. L'amour au fond
    L'amour au fond

    L’amour est solide comme la glace,
    Mais au fond, l’amour fond,
    Comme les petites marionnettes,
    Ainsi fon fon fon

    T’avais tell’ment soif,
    Soif de tomber sous le charme
    D’une passion qui décoiffe
    T’aurais même bu mes larmes

    Refrain

    Soif de vivre autre chose
    En apothéose
    Pourquoi pas la vie en rose
    Tout remettre en cause


    Tu t’enfermais à la maison,
    A r’garder passer les saisons,
    Quand le feu d’une illusion
    A fait fondre les glaçons.

    Refrain instrum

    Aujourd’hui tombe une pluie d’orage,
    Sur les plumes des oiseaux en cage,
    Aussi vrai que la terre est ronde,
    L’amour, c’est l’eau qui nous inonde.

    Refrain

    © CharlElie Couture
  2. La dernière heure
    La dernière heure

    Face à l’angoisse du temps qui passe,
    Ou stress à mort cause d’une menace,
    Nu comme un ver dans un scanner,
    La pire des heures est la dernière.

    L’ennui vous mine, faut qu’ ça s’termine,
    Besoin d’amour ou de médecine,
    Survivants, finalistes,
    Patienter sur une liste,
    Derrière une porte vitrée,
    Dans le couloir d’une maternité,
    La dernière heure peut durer une éternité

    Un mari sur la mer, encore on espère,
    Voir venir un frère, sur un quai désert,
    Quand on attend des nouvelles,
    Ou la relève d’une sentinelle,
    Attendre comme tout le monde,
    Une poignée de secondes,
    Le temps est malléable, incalculable.

    Dans la poitrine, le cœur qui bat,
    Quand le silence remplace le brouhaha,
    Dans une tour, on attend les secours,
    Mais le temps est trop court,
    Depuis le premier jour,
    On entend le tictac, le compte-à-rebours,
    La dernière heure est pour toujours.

    Instru trompette

    Avant que la vie ne parte en volutes,
    Recompter les instants, chaque minute,
    Faire le bilan, les yeux ouverts,
    Sur un lit de prières,
    Avant que la cloche ne sonne,
    Le coup de gong,
    La dernière heure est la plus longue.

    © CharlElie Couture
  3. Mifasolitude
  4. Broken
    Broken

    Broken songs, broken blues,
    Broken heels, broken shoes,
    Broken boys and broken girls,
    Breaking toys and necklace pearls.

    Broken cars in broken streets,
    Broken heart in broken lees,
    Broken birds,
    With broken wings.

    Broken towers in Babylon,
    Broken cities, Armageddon,
    Broken bridges, broken dams,
    Broken branches in traffic jams.

    Broken beehives in the orchards,
    Broken beauty on a piece of art,
    Broken hero,
    At Ground Zero.

    Instrumental

    Well I’m broke, can’t pay the fees,
    Broken souls bitten by fleas,
    Broken consumers in brand new malls,
    Broken summer when comes the fall.

    Broken apes, me & you,
    Broken promises, in a zoo,
    Broken lovers
    Become beggars.

    Speed’s crazy, leaders are dumb,
    Break a leg ’n save your bum,
    Take it easy with the booze,
    Broken world for a broken heart blues.

    Restore the light behind the blind,
    Or fix yourself on the shelf,
    Reset that program overused,
    Broken world for a broken heart blues.

    © CharlElie Couture




  5. Méchante envie
    Méchante envie

    Pas de nouvelles de toi depuis au moins deux mois,
    Es-tu vivante ou t’es tu perdue au bout de la rue ?
    Envie de tout, envie de rien, méchante envie, petit matin,
    J’ai coupé le son, c’est fini, j’ai vu partir les musiciens.

    Jour de fatigue au bord du froid, y a trop d’intrigues autour de moi,
    Certains disent que t’es loin, d’autres ne disent rien.
    La lune éclaire les nuages et y a du gaz dans ma mémoire,
    Dans le vague sur la plage, je ne sais plus qui croire.

    Les feux follets du cimetière font encore miroiter ta robe,
    Et l’acrobate, mon ange gardien, essaie aussi de faire son job,
    Envie de tout, envie de rien, méchante envie petit matin,
    Mon corps est lourd, ayez pitié, je vais rentrer à pied.

    J’ai trop aimé pour être aimé, j’ai trop sué sous la pluie,
    J’ai aussi trafiqué l’ennui, le cœur en émoi,
    Sur le goudron je lis des signes, qui me parlent de toi,
    Sur le sol, une ligne, qui te mènera à moi.

    Instrum

    Il fait bau c’ matin sur Brooklyn, les oiseaux chantent au-dessus des ruines,
    Où que tu sois, oh mon amour, j’espère que tu vis bien,
    J’ai misé gros sur le tapis, j’ai trop donné, on m’a tout pris, ,
    Chaque journée dure une vie, quand on vous oublie,
    Chaque journée dure une vie, quand on vous oublie,
    Chaque journée devient la mort, quand on vous oublie.

    © CharlElie Couture

  6. L'autre côté (Avant l'ivresse)
    L'autre côté (Avant l'ivresse)

    Avant, juste avant d’être complètement
    Bourré ouais avant y a un bon moment,
    Comme avant de tomber, avant, juste avant
    Oui avant, tout va bien.

    Et puis voilà, mine de rien,
    Soudain tout va mal ;
    Tout d’un coup on y est,
    De l’autre côté.

    Il n’y a pas de frontière entre le bien et le mal,
    Entre aimer et ne plus aimer,
    Il n’y a pas d’évidence ni de barrière à franchir,
    Entre s’aimer et se haïr.

    J’adore, tu adores, nous adorons tous,
    Cet instant foireux,
    L’extase avant de tomber,
    De l’autre côté.

    Avant, juste avant, oui avant tout va bien,
    Et rien ne peut nous arriver,
    Je t’aime, tu m’aimes, on s’aimera toujours,
    Et puis rien ne va plus...

    Oui voilà, mes pensées se brouillent
    En apesanteur, et voilà où j’en suis,
    Dans ce no man’s land,
    De l’autre côté.

    On n’a plus conscience de rien pourtant faut continuer,
    Et rester éveillé,
    Se réjouir et survivre malgré la fatigue,
    Et malgré les années.

    Nos rêves sont solides,
    Heureusement, heureusement,
    Quelque chose nous retient
    De l’autre côté.


    © CharlElie Couture

  7. Be an artist
    Be an artist


    She’s an artist, he’s an artist,
    You’re an artist, I’m an artist,
    Not all of us can swim in the stream,
    “Be an artist”, what’s it mean?

    He’s an artist, she’s an artist,
    You’re an artist, I’m an artist,
    Keep your mind accurate and keen,
    To be an artist, what does it mean?

    Big winds twist under the bridge,
    My ideas pass up the ridge,
    You say the world is at its birth,
    How can we survive on Earth?

    She’s an artist, he’s an artist,
    You’re an artist, I’m an artist,
    I might not have been the best analyst,
    What does it mean be an artist?

    In the corridors, in the snow mist,
    In the gallery where we kissed,
    Who’s got the names, who’s on the list?
    What does it mean be an artist?

    Ice cube melts when the sun hits,
    That’s the question “how to exist?”
    A way of life, one to resist,
    That is how we’re all artists.


    © CharlElie Couture

  8. La comédienne (Bipolaire)
    La comédienne (Bipolaire)

    Que devient l’héroïne après la fin de l’histoire
    Suspens et adrénaline, le bonheur est aléatoire
    Que deviennent les rebelles qui ont reçu des médailles
    Qu’en est–il des comédiennes qui n’ont plus de travail ?

    Prisonnière bipolaire dans la cire de ses souvenirs
    Parle toute seule dans le noir envahie de cauchemars

    Le septième Art à ses lois,
    Elle continue son cinéma,
    Le septième ciel est trop haut ,
    Quand on ne reçoit plus de scénario.

    Coups de tonnerre et grondements sourds, un chien aboie dans la cour
    Là, les phares l’autoroute, ici la pluie goutte à goutte

    A l’horizon l’aube se lève,
    Je remonte le drap sur ses seins nus,
    C’est une histoire qui s’achève,
    En même temps que la vie continue.

    Bipolaire,
    Prisonnière,
    Entre l’ombre
    Et la lumière...

    © CharlElie Couture


  9. Mon ami Pierrot
    Mon ami Pierrot

    Au clair de la lune, mon ami Pierrot
    Il a plus une tune, il vit sous zéro,
    S’ont fermé l’usine, un jour de Juillet,
    Tombée en ruine, fallait oublier.

    Au clair de la lune, Pierrot est amer,
    Tout l’importune, allez encore un verre,
    Fait du porte à porte, et il perd ses ch’veux,
    Il dit : « Peu importe », sait plus c’ qu’il veut.

    Au clair de la lune, s’en vient un copain,
    Qui dit qu’ la fortune est entre ses mains,
    Pierrot le pingouin ne veut rien savoir,
    Ils en viennent aux mains, c’est pas beau à voir.


    Au clair de la lune, que’qu’ part en banlieue,
    Pierrot mort moins une va monter aux cieux,
    Quand vient une escorte qui passait par là,
    A l’hosto l’emporte, et puis le sauva.

    Au clair de la lune, mon ami Pierrot
    A refait fortune dans les braséros,
    Comme quoi la lumière qu’il cherchait la nuit
    C’était le mystère qu’il avait en lui.


    © CharlElie Couture

  10. J'ai des visions
    J'ai des visions

    J’ai des visions, tout éveillé,
    Je me fais des illusions,
    J’ai des visions, tout éveillé,
    Pas besoin de télévision.

    Dans ce grand lit d’insomnie,
    Je me tourne et me retourne,
    Le ventre serré, je rêve debout,
    Quand je pense à nous.

    J’ai des visions, tout éveillé,
    Je me fais des illusions,
    Je danse avec les loups,
    Ouhouhouhouh ) bis

    Être jaloux comme un pou,
    Mine de rien, ça vous mine de plomb,
    La jalousie ses obsessions, ça vous
    Aveugle, ça vous rend con.

    Tendu devant l’écran, quand je suis à cran,
    Sous ma rétine c’est vrai j'avoue :
    J’imagine le monde plus heureux que nous,
    Quand je perds confiance, quelque part en France.

    Instrumental

    Et puis quoi ? Suffit d’un rien,
    Un nuage, un ange qui passe,
    Un regard, alors enfin,
    Par miracle tout s’efface...

    Mes illusions, la télévision,
    Mes visions, télé-illusion...

    © CharlElie Couture

  11. Le vieil homme #2
    Le vieil homme #2

    Intro instrumental

    Dans un village perdu en haut de la montagne,
    Un vieil homme barbu comme s’il sortait du bagne,
    Les cheveux mal peignés, mange des araignées,
    Qu’il sort de fond d’un sac, pendu à son hamac.

    Souvent il lève les yeux et regarde les nuages,
    Immobiles sur l’image punaisée au milieu,
    D’un parfait cercle rouge, dessiné à la craie,
    Sur un mannequin qui bouge au gré du vent frais.

    Un bâtard fatigué est allongé sur un canapé,
    Il bougonne en dormant comme son maître en marchant
    Vers la porte entr’ouverte qui donne sur la nature
    Humide, aux températures qui font toutes les plantes vertes.

    Le vieillard sort de sa poche, une dague pointue,
    Qu’il caresse et approche d’une la tête d’une tortue,
    Qui se transforme soudain, en sainte ou en déesse
    Lui saisissant la main avant qu’il ne la blesse.

    Le chien aveugle traînant la patte écoute le bruissement
    De son maître en savate qui le suit lentement,
    Jusqu’au bout de la cour déserte et puis s’arrête enfin
    Quand des roulements de tambours grondent dans le lointain.

    Instrumental

    Le vieillard éperdu envahi de remords,
    Sent son corps tout tordu et pourtant indolore,
    Comme un feu merveilleux éclaire sa vie d’errance,
    Et en toute innocence il se voit monter aux cieux

    Un éclair magnétique illumine l’horizon,
    Est-ce un message mystique, ou un flash sans raison ?
    Dire un dernier adieu aux choses de ce lieu,
    Et l’ermite solitaire s’envole dans les airs.


    © CharlElie Couture

  12. A French man in New York - Instrumental
  13. Peggy Calamar
    Peggy Calamar

    Poète de jour qui raconte ses chimères,
    Elle est aussi mère et célibataire,
    Y a ceux qu’elle écrit dans la lumière,
    Mais la nuit, elle remplit d’autres verres.

    Histoire ordinaire des destins volontaires,
    Elle mène une double vie,
    On croit qu’elle sourit quand elle sert les clients,
    En fait, elle serre les dents.

    Sous la bannière étoilée,
    C’est aussi ça la Liberté,
    Ça c’est aussi sa vie,
    La vie qu’elle a choisie.

    Y a Lady Gaga quelque part dans l’air,
    Sports on TV, Red Sox et Yankees,
    Gestes automatiques, le chemisier ouvert,
    Enigmatique, elle remplit des vers.

    Peggy Calamar s’accroche à la barre,
    Elle fait le grand écart, au milieu du bar,
    Les buveurs solos matent en travers,
    Le papillon de nuit qui remplit les verres.

    Rien de garanti, chacun fait c’qu’i’ peut,
    Le monde est avide plutôt que généreux,
    Pourboire en cash et lignes de poussière,
    Quelques part en prime, y a bonus au vestiaire.

    Instrumental

    Vodkas, whisky, elle a pas fini,
    Chaos de musiques et de bruits,
    Demain c’est loin quand on se survit,
    Au jour le jour et à la nuit la nuit.

    Sous la bannière étoilée,
    C’est aussi ça la Liberté,
    C’est aussi ça son boulot,
    Remplir des verres qui se vident aussitôt.

    © CharlElie Couture

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en bref

Intro

Label : Mercury / Fontana
Formats : CD - Vinyle
Année : 2014
Nombre de titres : 12