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visuel Double vue

entouré de nombreux nouveaux talents rencontrés en partie grâce à Internet. Tout d’abord Dombrance qui s’est trouvé aux commandes de « Double vue », puis Usthiax B, Naïche, Alice Botté, Mathias Delplanque, Gregsky, sans oublié les trois américains Leroy Chambers, D. Mezée et Mo Benjamin.

12 titres racontant le monde des hommes, avec humour et amour, où se côtoient entre autre un « Imbécile heureux », un « Gangster » et « Eugène le gêne »...

les titres

Tracks

  1. Killer Zoom Zoom
    Killer Zoom Zoom

    Living in the fiction with no definition, cold blood soldiers professional warriors

    From Africa, Siberia, from deep Asia from the pit of Europe or from the grave of Utopia
    Baby faced actors, loaded with their weapons camouflage masquerade, bazookas & grenades
    Soldiers from nowhere, kamikazes, mercenaries scattering the terror
    that’s what they’re paid for

    Killer zoom zoom Killer zoom zoom

    They got no names, like video games they shoot all around, well they love how it sounds
    Born in the Jungle or on the dark side of the moon porno riders, sweet little spider
    Crawling in the mud like insects in the monsoon, murder as a job when it has to be done

    Killer zoom zoom

    All’s been forgiven abandoned in Hell, their soul’s been stolen, burning under the sun

    Assassins flegmatiques ou rangers médiatiques, meurtriers sans pitié aux sourires guerriers
    Mercenaires aux yeux vides ou commandos suicides, fanatiques infâmes qui tuent sans état d’âme

    Killer pour le pétrole, killer pour les banques
    Killer par vengeance, killer par obéissance

    Killer zoom zoom )4X

    Ils ont perdu l’innocence et sans aucune indulgence, ils égorgent les mécréants
    qu’ils soient adultes ou enfants
    Etrangleurs à pleines mains sans remords ni chagrin, ils tuent comme on nettoie
    une plaie sur un doigt

    Killer zoom zoom killer zoom zoom

    Guerriers dans l’hébétude, ils tuent par habitude,
    exécuteurs d’une fatwah ou tueurs de la mafia
    À Toulouse, à Naplouse « criminels professionnels, je » tue il ou elle

    Killer zoom zoom « Je » tue il ou elle.) Bis
  2. Appel à l’aide
    Appel à l’aide

    Pneumopathie ou tueur en série
    Armes chimiques ou mondialisme
    Peur des sectes et du terrorisme
    Ou retour de l’antisémitisme
    Peur du cancer, peurs nucléaires
    Peur de l’Anthrax dans ton thorax
    Peur du Sida ou peur du prion
    Peurs aux frontières ou dans les avions

    Pour de vrai, pour de faux
    Ils attisent la parano,
    Du coup le mot « Cutter » fait trop peur
    Et même tarif pour le mot canif

    Peur de la came et des dealers mafieux
    Montée de l’Islam dans les banlieues
    Peurs des rappeurs, des rappeurs, des rats
    Peur des rats et caetéra
    Peurs dans les caves,
    Et devant le collège, peur des cailleras
    qu’ont pas peur des keufs, peur des keufs.

    Peur des cauchemars, peur de la nuit,
    Peur de l’inconnu, peur de l’insomnie
    Peur des serpents et toutes les phobies
    Et tics et tocs qui vous pourrissent la vie
    Peur de tomber par terre en faisant une pirouette
    Peur fonctionnaire pour leurs retraites

    Pour de vrai, pour de faux
    Ils attisent la parano,
    Du coup le mot « Cutter » fait trop peur
    Et même tarif pour le mot canif

    Chaque jour on craint la météo,
    Canicule incendies
    Le permafrost fond même au pôle Nord
    Chaque année, il fait de plus en plus chaud

    La gorge sèche les jambes qui tremblent
    T’as les fouettes dans tes baskets

    T’u t’ sens minus, t’as la pétoche
    T’aurais besoin qu’on te sécurise
    Mais l’ problème devant ta téloche
    C’est qu’ t’entends parler que d’ la crise
    Paranoïa irrépressible,
    On joue à se faire des frissons
    Chacun croit être la cible
    D’un tueur fou sur son balcon

    Pour de vrai, pour de faux
    Ils attisent la parano,
    Du coup le mot « Cutter » fait trop peur
    Et même tarif pour le mot canif

    On s’ fait scanner dans les musées
    On s’ fait palper dans les « aéropeurs »
    On balise à cause d’une valise
    Figés sur place, on tétanise

    Peur de grossir,
    Peur de se nourrir
    Excès d’orgueil ou timidité
    On a peur de se faire déstabiliser

    Peur au présent, peur pour l’avenir,
    Peur de quitter les siens, peur de partir
    Peur d’être seul, et puis vieillir...
    Peur de mourir.
  3. Imbécile heureux
    Imbécile heureux

    Quand je vois ceux qui ronronnent, ceux qui s’ cassent pas les neurones,
    Ceux qui bronzent devant comme derrière, à poil sous des lampes à lumières,
    Et sous les spots les publics euphoriques applaudissent les stars médiatiques
    Et la hola pour Loana,, franch’ment j’ comprends pas

    [refrain] Y a t-il un secret pour être heureux ?
    J’ veux pas attendre de mourir pour profiter de la vie.
    Être heureux, c’est c’que j’veux
    Et si c’est con à dire, et ben j’ veux bien être un imbécile heureux

    Je me détache, j’ quitte le sol, tiens j’entends déjà comme une musique de décollage,
    Une musique de générique pour un feuilleton en fibres synthétiques
    Je m’ dis qu’ j’ai la peau tannée, mon cuir est usé, j’ me dis c’est pas possible il faut changer de cible,
    Je rêve de tout faire valser, tout balancer en musique, j’ veux qu’ ça groove dans ma vie,

    refrain

    Quand j’ vois l’ inégalité judiciaire des décisions d’arbitrage souvent arbitraires
    Quand les gens de l’argent si loin de l’Art pour l’Art règnent sur la bourse de nos destinées
    Être riche pour être riche, j’ trouv’ ça cheap, l’ obsession du pognon,
    J’ me r’connais pas dans les aspirations de cette société colonisée par les pétro-dollars, actions, obligations,
    Encerclés, pris au piège, comme des animaux blessés, on s’ fait suer, mépriser sur les pavés

    Mais si sur la Terre c’est l’Enfer, alors est ce que le paradis est sous la terre ?
    On saura ça au cimetière, faudra qu’t ’attendes pour la réponse ma p’tite chèrie

    Y a t-il un secret pour être heureux ?
    J’ veux pas attendre de mourir pour profiter de la vie.
    (sifflet)

    Sea,sexe and sun, pour le fun
    J’voudrais pouvoir t’aimer, t’aimer enfin, t’aimer jusqu’au matin,

    refrain
  4. Gangsters
    Gangsters

    [Refrain] Gangsters,
    Tous des gangsters
    Gangsters,
    Pas de mystère
    Gangsters
    Chacun son gang

    Faut-Qu’on ou Ya-Ka, Snob ou Baba,
    Feuj ou Rebeuh, Toubab ou Quebla
    Orthodox ou Libéral,Nylon ou Tergal
    O em ou Pé esgé, Hipppop ou Rigay

    refrain

    Elektro ou Acoustic, Modern ou Classic
    Bigdil ou ArtE, Ricard ou Tarpé
    Cool peinardo ou Stressman et boulo
    Cadre ou tablo, Timid’ ou Mégalo

    refrain

    On se regroupe, on se resserre
    Pour traverser le désert

    Chacun son clan chacun son parti
    Chacun sa tribu, chacun son ethnie
    Chacun sa clique, chacun son possi
    Chacun sa bande, chacun sa famille

    Même toi, qui te crois solo dans ta ville à l’écart
    Toi qui te la joues nombrilo reclus dans ton placard
    De quelle tribu es-tu? quel est ton gang ?

    refrain

    Beauf Pépère ou Aventurier téméraire,
    4/4 ou vélo, Kamikaz ou Parano ,
    Altermondialo Ecolo Vert
    Ou G7 économico (pas comic oh!)

    Hazbin ou Will bi, Jean qui pleure Jean Kiri
    Kebab ou Macdo, Provok ou BoBo,
    La Belle ou la Bête, Amazon’ ou Macho,
    Estéth’ ou Survêt et jouer sur les mots

    Refrain bis
  5. Ballade en ruine
    Ballade en ruine

    Il faisait froid, il faisait chaud, j’ai pas r’gardé la météo,
    je suis parti comme ça, me balader
    mains dans les poches,
    Pas à pas, de fil en aiguille, je me suis perdu dans les ruelles de la vieille ville
    Quand une veuve noire sortie d’un manuscrit a voulu me coller sur sa toile
    Mais j’ lui ai échappé en plongeant dans un bocal

    Des dizaines de tritons s’étaient rassemblés prés d’un stand, ils encerclaient un castor
    qui cassait des cailloux
    Et bing et bang, il tapait sur les pierres, et bing et bang, il frappait de toutes ses forces
    Tatoué comme un bagnard, un forçat du marketing,
    on pouvait lire son prénom étiqueté sur son costume
    En carton, ouais son costume en carton

    Baratin au micro, il chantait : Regardez bien ce marteau, cet outil peut tout faire,
    construire ou détruire,
    Plus efficace qu ’la nitro d’ Jéricho, la nitroglycérine de Jéricho
    En ruine.

    L’air était pollué comme à Mexico,
    Méthane et oxyde ou allergie au pollen,
    J’aurais eu b’soin de respirer un mètre cube d’air frais mais y avait pas de vent
    Et les camions pachydermes fumaient leurs gros cigares
    Au stop.

    Le chef des maquisards s’est approché de moi : Veux-tu un gramme de rêve, un p’tit gramme,
    c’est pas cher,
    Je réponds que le manège tourne déjà dans ma tête, Adieu pauvre pêcheur,
    je suis pas le bon poisson
    Et les carpes du lac ont bouffé les amorces, et les crues du printemps ont emporté les rives,
    Et les champs d’OGM ont empoisonné le système, la biosphère est en ruine, en ruine
    Y avait comme un silence,
    On entendait plus rien...

    Je sors un harmonica et je commence à jouer, j’ faisais n’importe quoi,
    je soufflais sur mes doigts
    Quand un buveur de cocktails m’a saisi par le bras et m’a dit d’une voix grave,
    une voix sans issue:
    Man I can write poetry too, what do you think, my angel’s my brother
    don’t go bother my brother, get that shit out of my mind...

    Sur la banquette en cuir du Bar à Couda (« barracuda) je sirotais un vin chaud
    en pensant à toi,
    Un torchon à la main, le barman essuyait des verres avec sourire de fauve
    il matait les gazelles
    Frêles gazelles qui commentaient un magazine pour teen plein de photos des stars de l’Académie,
    Et ça déclenchait par moments une sorte d’hystérie...

    Et puis soudain un loup fou s’est mis à hurler, hurler dans la radio :
    Maximum niveau sur lՎchelle de Richter, tremblement de terre sur la c̫te Pacifique,
    Milliers de morts et millions de blessés, Los Angeles n’existe plus,
    Los Angeles n’existe plus !!!
    On ne pouvait plus rien pour la faille de San Andréa

    En rentrant tout à l’heure je vais croiser dans l’escalier la belle vestale
    qu’ habite au d’ssus d’ chez moi,
    Elle va s’ mettre à pleurer en disant que c’est de sa faute, elle le savait,
    elle aurait dû prévenir la planète,
    Et moi je lui dirai t’inquiète, t’inquiète
    Je connais le grand Architecte qui saura reconstruire les ruines,
    reconstruire les ruines. Bis
  6. Eugène, le gène
    Eugène, le gène

    [Refrain] Eugène, le gène indigène se gêne pas
    Il s’insinue entre les autres gènes et personne le voit
    Eugène, le gène indigène se gêne pas
    Caché entre les chromosomes i’fout la zone

    Quand il est là, l’Eugène, y n’a pas de plaisir, Eugène le gène en trop qui est là,
    dans les maïs sans fleur ou dans la p’tite graine des consommateurs

    Aujourd’hui on l’connaît, mais demain, on ne sait pas ce qu’on deviendra si Eugène dégénère,
    il a semé le trouble dans l’esprit des génies, bons ou mauvais petits génies de la biologie

    Qui caressent l’espoir d’atteindre la gloire et p’t être aussi
    quelques millions de dollars en bricolant la nature dans leurs laboratoires

    Refrain

    Chercheurs pervers ou joueurs de poker-menteur, coup de bluff médias devant les caméras,
    les industries cupides manipulent sans scrupule l’argument de la faim justifiant les moyens

    Mais qui avance et qui recule quand on trafique tant les idées que les molécules,
    comment veux-tu comment veux tu que...

    Que les poèmes anti-OGM puissent empêcher l’expansion des pollens
    et autres poussières dégén-aérées, ventilées dans le système

    OGM Oh j’ai la haine (4 X)

    refrain bis

    OGM Oh j’ai la haine (4 X)
  7. Sers toi de moi
    Sers toi de moi

    Sers toi de moi,
    Serre toi, tout contre moi
    Sers toi de moi,
    Serre toi, tout contre moi

    Cheval de bois, je me balance
    Un verre à la main à demain je pense
    Bancal, banco, bancroche, je vide mes poches
    Je mise ma chemise et toutes mes misères
    Pour tout savoir de toi, petit émissaire

    Serre toi, tout contre moi
    Sers toi de moi,
    Serre toi, tout contre moi

    Tu distribues les cartes et pourtant tu t’écartes
    Je sens que tu grandis, oui,
    Joue contre joue encore une fois, joue avec moi
    L’amour qui nous lie est une liane
    Un fil d’Ariane ombilical

    Sur le balcon, comme un con,
    Je regarde le soleil tomber derrière l’hôpital Rothschild
    Au bout du boul’vard, la Nation
    Et les manifs qui se dispersent comme les armées Perses.

    P’tit à p’tit on oublie,
    Ça se distille en nous comme l’eau de feu du fruit, que j’ai cueilli cette nuit

    Sers toi de moi
    Serre toi, tout contre moi
    Sers toi de moi
    Serre toi, tout contre moi.
  8. Moit’ moit’
    Moit’ moit’

    On se divise,/ tous les deux
    On fait moit’ moit’/Tous les deux
    Moitié moitié, chacun sa part
    On fait moit’ moit’ /Ouais si tu veux...

    On s’ arrange comme les anges /
    qui se mélangent
    On fait moit’ moit’ ,
    On fait moit’ moit’

    Dans les lasers, sous les néons /
    Sous les lampions d’un club tropical
    Dans les vapeurs huilées
    Et les tissus imprimés

    On fait moit’ moit’ Tous les deux
    On fait moit’ moit’ //
    Toi et moi

    Au soleil sur la plage /
    Sur ta serviette en forme de dollar
    On fait moit’ moit’ /
    Chacun sa part oauis /chacun sa part

    Tu penses à toi /Je pense à moi
    Tu penses à moi / Je pense à toi, /
    Hmmm ça fait du bien On fait moit’ moit’ /
    ouais,ça fait du bien

    Quoi de mieux / Tous les deux
    Photo, coucher de soleil / un peu kitch,
    C’est pas demain la veille /
    qu’on sera trop riche

    Moitié moitié / tous les deux
    On fait moit’ moit’ / Moitié moitié Tous les deux
    Tiens la lune se reflète dans la boule à facettes/ On fait moit’ moit’
    La peau toute moite, et les mains moites
    On est bien tous les deux.
  9. Estelle a disparu
    Estelle a disparu

    [Refrain] Estelle a disparu, on a tous vu cette affichette
    Avec le sourire figé d’une fillette,
    Jamais réapparue,
    Estelle a disparu

    L’alerte lancée tout de suite, les gens ont distribué des tracts,
    Envoyé des Email, milliers d’appels pour Estelle
    Mais ça n’a rien changé,
    Estelle a disparu

    Je suis retombé sur un de ces appels à l’aide scotché
    Sur la vitrine d’un magasin fermé
    Un petit geste anonyme photocopié
    Un geste de solidarité,
    Comme une goutte d’eau dans la mer de l’Espoir
    Du genre : « on sait jamais »,
    C’est vrai, on ne sait jamais.

    refrain

    Estelle avait neuf ans, c’était encore une enfant
    Un enfant qui disparaît, ça fait toujours peur,
    On s’ repose encore une fois les mêmes questions sur la nature de l’Homme,
    Et les pulsions de son âme en capharnaüm

    Souffrir de ne pas savoir c’ que sa gamine est devenue,
    On a mal à l’imaginer dans de sales draps
    Tantôt se rassurer, tantôt désespérer,
    Se dire que Putain ’ yen a au moins un qui sait...

    Je pense à tous ceux qui ont perdu un des leurs
    Je pense à ceux qui se torturent la conscience,
    Embrochés par le malheur
    Je pense aux nuits d’effroi à se demander pourquoi
    « Pourquoi toi, pourquoi moi,
    Pourquoi ça nous arrive à nous? »
    On repens’ à c’ qu’on a raté, ce qu’on aurait dû faire,
    On se croit maudit comme en Enfer
    Quelle faute avons-nous commis pour être ainsi puni ?

    Et pourtant on veut croire qu’un jour on reverra
    Ici-bas pas au ciel, on reverra celui ou celle
    Qui un jour a disparu
    Comme Estelle
    Disparue dans la rue
    Jamais réapparue
    Elle avait neuf ans
    C’était encore une enfant
    Estelle a disparu
    Et personne l’a revue.
  10. Tourne en rond
    Tourne en rond

    Comme des dervishes au paradis
    Tourne en rond, tourne en rond
    Comme l’air autour d’une toupie
    On tourne en rond toute notre vie

    Comme l’écuyère et son étalon
    Tourne en rond, tourne en rond
    Comme un canasson dans la carrière
    On tourne en rond notre vie entière

    Comme des marsouins dans un bassin
    Comme des poissons, dans un bocal
    La télé allumée sans fin
    On tourne en rond en changeant de canal

    Jouer aux chaises musicales à califourchon
    Essayer d’oublier
    En écoutant des chansons
    On tourne en rond entre filles et garçons

    Compter les mouches et les papillons
    Dans la solitude d’une prison
    Compter les heures comme les saisons,
    En espérant une permission.

    Comme un CD dans son player
    Comme le café autour de la cuillère
    Comme le linge dans la machine
    On tourne en rond, c’est la routine

    Comme les avions dans un ciel d’orage
    Attendant qu’une piste se dégage
    Dans les tourbillons en craignant le pire
    On tourne en rond avant d’atterrir

    instrumental

    Comme sur un manège de sortilèges
    Tourne en rond, tourne en rond
    T’ as plus un rond petit patapon
    Trois petits tours et puis s’en vont

    T’ as plus un rond petit patapon
    Tourne en rond, tourne en rond
    T’ as plus un rond petit patapon
    Trois petits tours et puis s’en vont.
  11. R.A.D – Rien à déclarer (Mental Radiologie).
    R.A.D – Rien à déclarer (Mental Radiologie).

    Mon papa au paradis n’a plus un radis,
    Au Paradis, plus un radis pardi.

    Ulysse et Uranus radotent sous l’abribus
    Quand radine un radio-taxi qui les emmènent au Radjpoutana

    Nos cubitus et nos radius feront pas de vieux os
    Si l’Uranium et le Radium nous irradient comme l’ironie

    C’est l’été, les radiateurs éteints, il fait beau
    Dans la rosée du matin, une uranie irisée s’est posée sur un sureau

    Au radar sur mon radeau, dans la rade, j’écoute une Radio radicale,
    Radio scopie, Radio graphie, Radio logical,

    R.A.D. rien à déclarer

    R.A.D. rien à déclarer,
    Sous le portique Radiologique
    R.A.D. non rien à déclarer,
    Sous le portique des années, je ne fais que passer

    After-show euphorique ma chemise trempée de sueur dans cet abri anti-atomique
    Je mate un mille-pattes et un scarabée qui filent sur le béton comme des réfugiés
    Sans passeport ni visa, comment sont-ils arrivés là ?
    C’est la même question que je me pose sur ma vie, radiologie

    Dans le silence et la moiteur climatisée de ce bunker, je pianote sur mon ordinateur
    Peut-être pour me guérir de ce trop-plein de guerre,
    Ce que j’avais à te dire je préférais l’écrire à travers cet écran transparent
    Comme une analyse, un poème au rayon X, le rayon love-me-Baby

    R.A.D. rien à déclarer,
    Sous le portique, Radiologique
    R.A.D. non rien à déclarer,
    Sous le portique des années, je ne fais que passer

    Vont et viennent les commentaires qui dansent comme les poussières
    À travers un rai de lumière, un rayon de lumière
    « Aéroporté » sur une musique légère, je m’échappe de là, je quitte cet univers imaginaire et me voilà
    Maintenant aux frontières de l’oubli dans le tunnel du terminal B

    Mais quand je passe le sas, Bip bip, une alarme se déclenche, et une fille à casquette m’arrête,
    Cette pieuvre sans âge m’entraîne à l’écart, elle me palpe et je me laisse faire : « oh oui, encore...
    Au fond de ma poche, je sens ses longs doigts fins comme des tentacules»
    Faut qu’on se revoit, Chérie, dis moi... C’est quoi ton matricule ? »

    R.A.D. non rien à déclarer

    Maintenant devant une glace, on m’interroge, on me menace, ils veulent savoir ce que je cache,
    Mais comment dire ce que je ne sais pas
    Le mystère est une sève qui alimente nos rêves
    Même s’ils me passent au scanner, personne saura ce que nous devons taire

    R.A.D. rien à déclarer,
    Sous le portique des années, Radiologique
    R.A.D. non rien à déclarer,
    Sous le portique des années, je ne fais que passer.
  12. Je meurs d’en Vie
    Je meurs d’en Vie

    Je meurs d’en Vie

    Samedi après minuit dans le décor d’enfer de cette boîte de nuit sans lumière,
    Les taupes rampes dans leurs galeries

    Tout bas tout bas ici-bas sous la terre,

    J’ai posé mon appareil, je l’ai rangé dans ma poche
    Mon cœur bat sans pareil, quand j’ vois celle qui s’approche

    Elle s’est assise sur ma table, avec une technique imbattable
    Comme une souris devant un gruyère, elle me sourit , j’ baisse les paupières

    Samedi après minuit dans le décor d’enfer de cette boîte de nuit sans lumière,
    Les taupes rampent dans leurs galeries

    Ici-bas sous la terre, moi, je meurs d’envies, je meurs d’en vie.

    Je suis aussi nu qu’une étrille, un crabe de sable sans sa coquille
    J’ai laissé son scaphandre au vestiaire, j’entends des cris dans ma moelle épinière

    Lucide ou téméraire, je plonge en apnée dans les abysses
    De cette nuit à bout d’ nerfs que les ténèbres envahissent

    Samedi après minuit dans le décor d’enfer, de cette boîte de nuit sans lumière,
    Les taupes rampes dans leurs galeries.
    Ici-bas sous la terre, moi, je meurs d’envies, je meurs d’envies
    Je meurs d’en vies,
    meurs d’envies, meurs d’en vie.
  13. Flying Message (Remix)
    Flying Message (Remix)

    Entre la photo d’un vieux lion et une jeune fille en bikini,
    Entre les chahuts de la rue, et les rires et les cris,
    Je pense à toi,
    Oui, je pense à toi.

    Dans cet endroit à l’écart, j’attends un petit avion,
    J’attends comme on attend toujours en Afrique
    Dans le tohu-bohu de la création,
    j’écoute de la musique, ouais.

    Loin de toi, je me sens loin de tout,
    Tu me manques,
    J’ai envie de te toucher, te serrer contre moi, caresser tes seins,
    Te faire l’amour, ouais te faire l’amour.

    Pourtant je dois terminer ce qu’on m’a donné à faire ici.
    Je te promets dans quelques mois ce sera fini,
    Plus de silence entre nous,
    Comme ici juste avant l’orage.

    This is my flying message / Flying back for you
    This is my flying message / Flying back

    L’air était lourd et humide, chargé d’électricité.
    La pluie s’est mise à tomber
    Pourtant le zinc a décollé.

    Pour toi j’ai écrit ces quelques pages,
    Comme un poème entre les nuages.

    This is my flying message / Flying back for you
    Flying message / Flying back
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en bref

Intro

Label : Wagram
Formats : CD
Année : 2004
Nombre de titres : 13

ils ont participé

Crédits

Serge Salibur : basse
Vincent Bucher : harmonica
Karim Attouman : guitares
Florent Savigny : Drums