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visuel Casque nu

les titres

Tracks

  1. Intro Chicago
    Intro Chicago

    Un speaker dans la radio, le vent dans les couloirs
    d’ascenseurs des Lake Point Towers, une voiture qui freine,
    une sirène...les musiciens commencent à jouer...

    Un chien qui aboie, un pigeon qui roucoule
    un craquement dans le bois ou la pluie qui s’écoule
    Un ronronnement frigorifique ou dans l’fond un compresseur
    vibrations harmoniques d’un vieil aspirateur

    Les villes sont remplies de sons
    confondus entre mille c’est la musique des villes

    La musique des villes
    Une sirène qui passe, un moteur qui vrombit
    un truc qui casse, tohu-bohu ou mélodie

    Les villes sont remplies de sons
    confondus entre mille c’est la musique des villes
    Symphonie de bruits là où je vis
    à l’écoute aux aguets, cette musique me plaît

    Dans la rue en cul de sac, derrière la bibliothèque
    je r’connais le son sec de tes talons qui claquent,
    le grésillement d’un néon, le frottement du nylon
    ma main sous tes collants, une ambiance de roman

    Quand je déambule, j’écoute les conciliabules
    j’épie une conversation entre deux klaxons
    Puis je me rapproche et j’entends cett’ vieill’ pie
    qui reproche à un mioche de fair’ du skate sous la pluie
    En alerte, je veille, je guette, je tends l’oreille
    j’écoute ce qui se dit et tous les sons de la nuit

    Instrumental

    Quand je m’endors, je voyage encore
    mes idées fondent et je rêve d’onde
    J’entends le son sombre d’un bateau qui sombre
    dans le port de Londres et puis tout s’effondre

    Les villes sont remplies de sons
    confondus entre mille c’est la musique des villes

    Symphonie de bruits là où je vis

    Les villes sont remplies de sons
    c’est la musique des villes.
  2. La musique des villes
    La musique des villes

    Une sirène qui passe,
    Un moteur qui vrombit,
    Un truc qui casse,
    Tohu-bohu ou mélodie,

    Les villes sont,
    Remplies de sons,
    Confondus entre mille,
    C’est la musique des villes,

    Symphonie de bruits,
    Là où je vis,
    A l’écoute aux aguets,
    Cette musique me plait,

    Dans la rue en cul de sac,
    Derrière la bibliothèque,
    Je r’connais le son sec,
    De tes talons qui claquent
    Le grésillement d’un néon,
    De frottement du nylon,
    Ma main sous tes collants,
    Une ambiance de roman,

    Quand je déambule,
    J’écoute les conciliabules
    J’épie une conversation,
    Entre deux klaxons,
    Puis je me rapproche,
    Et j’entends cette vielle pie,
    Qui reproche à un mioche,
    De faire du skate sous la pluie,

    En alerte, je veille,
    Je guette, je tends l’oreille,
    J’écoute ce qui se dit,
    Et tous les sons de la nuit,

    Quand je m’endors, je voyage encore,
    Mes idées fondent,
    Et je rêve d’onde,
    J’entends le son sombre,
    D’un bateau qui sombre,
    Dans le port de Londres,
    Et puis tout s’effondre,

    Les villes sont,
    Remplies de sons,
    Confondus entre mille,
    C’est la musique des villes,

    Symphonie de bruits,
    Là où je vis,
    A l’écoute aux aguets,
    Cette musique me plait,

    Les villes sont,
    Remplies de sons,
    Confondus entre mille,
    C’est la musique des villes,
  3. Jacques a dit ci (Jakadiça)
    Jacques a dit ci (Jakadiça)

    Jacques a dit ci, Jacques a dit ça, Jacques demand’rait n’importe quoi
    couché, à genoux, assis, debout,
    Jacques nous prend vraiment pour des fous
    Rampez par terre dans la gadoue
    sautez en l’air, allongez vous

    Jacques a dit ci, Jacques a dit ça, Jacques demand’rait n’importe quoi
    Jakadi dit: freine, Jakadi accélère
    Jacques hésite entre l’avant et l’arrière
    autoritaire, pacha indécis
    son paquebot dérive par inertie

    Jacques a dit ci, Jacques a dit ça, Jacques demanderait n’importe quoi
    Venus de partout et d’nulle part
    tellement souvent contradictoires
    les ordres font de nous des steaks tartares
    écrasés sous le laminoir du pouvoir

    Milices cauch’mars ou militaires de travers
    police ovipare ou media judiciaires
    l’ grand méchant loup te croqueras d’un seul coup
    t’obéis pas tu t’retrouv’s dans l’trou

    Instrumental

    Jacques a dit ci, Jacques a dit ça, Jacques demand’rait n’importe quoi
    à contre cœur, tu obtempères
    sous la menace tu t’écrases
    faut faire
    c qu’on doit sans dire un mot
    quand t’as pas l’choix vrai ou faux

    Jacques a dit ci, Jacques a dit ça, Jacques demand’rait n’importe quoi
    mais t’humilier, il a pas l’droit
    faut il pleurer ou s’en mordre les doigts
    y a ceux qu’abdiquent
    et ceux qui se bagarrent
    qui lancera le premier
    pavé dans la marre?

    Jacques a dit ci, Jacques a dit ça, Jacques demand’rait n’importe quoi.
  4. Le grand bureau (Intro)
    Le grand bureau (Intro)

    Instrumental
  5. Le grand bureau du haut
    Le grand bureau du haut

    Un grand tableau abstrait, deux stylos en or
    parfum dans l’air climatisé, tout est sophistiqué
    de la moquette au mur et puis l’inconfort
    et ces trois téléphones qui sonnent sans arrêt
    Derrière les baies vitrées de ce bureau perché
    un hélico décolle dans le ciel dégagé
    sur la terrasse marbrée, y a une statue fêlée
    un bassin carré, un faux palmier
    Bien sûr y a une belle vue
    mais ici on ne rêve pas plus
    qu’un oiseau atrophié
    dans sa cage dorée

    Dans l’grand bureau tout en haut
    le Pdg me tourne le dos
    il m’ignore, moi je viens de si bas
    Dans l’grand bureau tout en haut
    le Pdg me tourne le dos
    sait-il seulement que je suis là?
    Un peu décoiffé, sa ch’mise est froissée
    en fin de journée, c’est lui qu’fait pitié
    il croule sous des tonnes de responsabilités
    plus rien ne l’étonne, il est blasé
    grand bosseur discret
    le boss est un acharné sournois
    Pdg qu’ personne connaît,
    quand on le cherche, il est jamais là

    Dans l’grand bureau tout en haut
    le Pdg me tourne le dos
    Je fais humhum un peu plus fort
    Dans l’grand bureau tout en haut
    le Pdg me tourne le dos
    il me regarde, ça y est j’suis mort
    Y a la photo d’une femme à côté du portable,
    un corps de mannequin, un visage aimable
    cette femme est une décoration
    il n’y fait plus attention
    Ils se croisent entre deux avions
    ils se rencontrent à l’occasion
    sa vie privée est encadrée devant lui
    sa vie privée, privée d’intimité
    Musical
    Il décide sans sursis
    du matin au soir
    mais sa seule philosophie,
    c’est garder le pouvoir

    Il s’est levé soudain en m’ offrant à boire:
    Que voulez vous Perrier, Bordeaux, Ricard
    je posais des questions mais il ne répondait pas
    il parlait couramment la fameuse langue de bois
    La porte s’est refermée,
    j’ai reconnu sa voix
    dans l’interphone il disait
    à sa s’crétaire, son bras droit

    “Au suivant, s’il vous plaît,
    mon temps est compté,
    dépêchez vous dépêchez vous,
    mon B temps est compté.
    Dans leurs grands bureaux tout en haut
    les Pdg nous tournent le dos
    ils nous ignorent nous, on vient de si bas
    Dans leurs grands bureaux tout en haut
    les Pdg nous tournent le dos
    savent-ils seulement que nous sommes là?
  6. Chicago night blues
    Chicago night blues

    It seems clean it seems quiet
    but what’s it mean on a Chicago night
    There’s a crack fight in the west side
    someone cries in the Chicago night

    You seem clean, you seem quiet,
    the rope is tight like one on a kite
    your soul glides, you fly high
    don’t you get wild in the Chicago night

    The hawk’s blowing, rain’s a falling
    the weather’s mad, in the Chicago night
    I drank some beers, I’ve had a bite
    now I feel alright in the Chicago night

    I spoke tonight with a butterfly
    he’s leaving town back to the light
    he said, do’nt forget me, do what you might
    I’ll be back soon in the Chicago night
  7. Blues gourmand
    Blues gourmand

    Dindons dodus,
    jamais repus ’s ont toujours faim,
    c’est leur destin

    La fourchette à la main
    du soir au matin
    machinalement
    ou pour passer le temps

    En attendant un rencart
    au buffet de la gare
    dans les banquets mondains
    ça leur fait du bien

    Par instinct, par habitude
    ou pour tromper la solitude
    Pour se rassurer dans les aéroports
    en sortant du supermarché, s’en reprennent encore

    Les gros gourmands
    mangent tout le temps
    et les grosses gourmandes
    en r’demandent

    Big Mac sur le trottoir
    ou deux Heavy Super Whooper
    une frite géante à la foire
    rien ne leur fait peur

    A poil devant la télé
    ils se gavent allongés
    des hamburgers décongelés,
    cinq tartines de beurre salé

    du pain, du riz
    d’la charcut’rie,
    un bon couscous en grains
    un cassoulet toulousain

    Des sucreries au coca,
    Pop corn et pâtisseries au nougat,
    Ice cream hot dog
    c’est comme une drogue

    Refrain

    Musical
    Boulimie anti-stress
    voracité perverse
    leur estomac est un trou
    ils avalent tout

    Grands ou petits
    veulent rien gâcher
    ils gobent la vie
    sans la mâcher

    Sont déjà gros,
    ils ne le savent que trop,
    ils en souffrent mais
    ils mangent quand même

    Refrain

    Et dans les affaires, c’est pareil
    les opulent boufferaient le soleil
  8. Les champions (Tennis métaphore )
    Les champions (Tennis métaphore )

    Athlètes dans leur sphère concentrés sur eux-mêmes,
    champions solitaires, plein de mystère,
    ils visent une même cible qui semble inaccessible
    ils se dépassent dans l’effort pour un fantasme en or

    Aller/ retour, de long en large sur les courts
    ils poursuivent un même rêve qui rebondit sans trêve
    Dévoués à leur passion, ils s’entraîneraient nuit et jour
    par fierté ou pour leur nation, ils se motivent encore et toujours

    Les uns parlent du plaisir de gagner une compétition
    d’autres additionnent les points ou recomptent le pognon
    ils sont que ce qu’ils sont tantôt merveilleux,
    tantôt un peu cons ou très ambitieux

    Attachés à l’attaque ou défoncés en défense
    volleyeurs naturels ou joueurs de conscience
    Sur terre battue, sur gazon sur la moquette ou le goudron
    Ils incarnent les idoles tantôt ange ou démon

    [Refrain] Un jour l’un d’eux m’a dit:
    C’est comme la vie en général
    Garde à l’esprit la balle dans le cœur du tamis
    Toujours en mouvement, vers l’avant, respire à fond et serre les dents
    Respecte l’autre et n’oublie pas: depuis Mathusalem, ton pire ennemi c’est toi-même

    Grands oiseaux en short ou migrateurs sans escorte
    jeunes filles aux poignets de fer qui parfois se laissent faire
    par des amis, entraîneurs ou drôles de managers
    qui remplacent leur famille qui les rassurent ou les étrillent

    Adolescents exigeants ou capricieux souvent
    ils se videraient de leur sueur pour être le meilleur

    Refrain

    Donner tout ce qu’on a se sortir les entrailles
    tant de sacrifices, pourquoi? pour serrer une médaille?
    Non, plus que la gloire, au delà de la victoire
    la plus belle récompense que chacun espère en silence
    c’est pouvoir un jour lever les bras devant son pays, devant les média
    ou simplement devant son papa,

    mais d’ici là...

    Refrain
  9. Valse vague à l’âme
    Valse vague à l’âme

    Le soleil descend, c’est déjà le soir
    il écoute le vent qui lui parle doucement
    assis dans le noir sur une caisse à homards
    il crève de vouloir un jour reprend’ la barre

    Refrain

    Il navigue dans le vague
    et son vague à l’âme l’entraîne
    comme une lame de fond
    son regard se confond
    avec l’océan qui l’attend

    Réparer les haubans, vérifier les gréements
    ou changer le mât du grand catamaran
    Plein d’espoir dans le vent, il entend une voix
    une voix qui lui dit tout bas: Envoile toi

    Refrain

    Mais avant de pouvoir seulement quitter le port
    un navigateur doit d’abord faire des milliers d’efforts

    Tanguer rouler, virer de bord,
    perdre le nord pour convaincre un sponsor

    Musical

    C’est là bas qu’est son but, derrière l’horizon
    sa passion se dispute avec sa raison
    Sans doute quelques fois, il se sait un peu barge
    parfois son esprit en dérive prend le large

    Refrain (BIS)
  10. Elle danse pour oublier (entre violon et violence)
    Elle danse pour oublier (entre violon et violence)

    Piégée dans la nasse des idées de masse
    dopée d’illusions, elle trouve pas sa place
    quand l’esprit balance entre violon et violence
    elle danse pour oublier, elle danse

    Marre de prendre un bouillon, ras le bol de boire la tasse
    entre la came et le Sida et toutes les menaces
    elle fait la moue à défaut de l’amour,
    contorsions et grimaces

    Elle danse pour oublier, elle danse

    Elle se veut réaliste et rêve en millions de dollars
    alors elle joue au loto en guise d’espoir
    prends moi au sérieux dit-elle quand elle a le cafard
    depuis qu’elle a plus de boulot, c’est quand même dur d’y croire

    alors elle danse pour oublier, elle danse
    entre violon et violence, elle danse

    Dépression saturée sur fond de mélancolie
    feuilletons à l’eau de rose des amours ahuris
    elle imagine un beau zombie, un justicier zarbi
    ou un vengeur en treillis qui plomberait ses ennemis

    Ca se passe en France comme aux Etats Unis
    aujourd’hui c’est ici, comme dans tous les pays

    A côté de ses pompes dans les banlieues annexées
    quand les fusils à pompes sont chargés au cœur des cités
    quand sa génération a mauvaise réputation,
    quand pour les méchants et les gentils c’est souvent le même prix

    Elle taxe dans les magasins
    elle chahute à minuit
    ambition et chagrin
    ou scène de jalousie

    instrumental

    Les Mangas Dragonball et les tatouages étranges
    elle aime les caricatures autant que les anges
    alors elle cherche des réponses dans la r’ligion ou les sectes
    mais tout est suspect

    Collée à son écran telle une mouche sur le Web
    elle rêve au présent des States ou du Maghreb
    quand elle disparaît dans un monde numérique irréel
    elle trouve sa rédemption dans la réalité virtuelle

    ou bien elle danse pour oublier elle danse
    entre violon et violence, elle danse.
  11. Les mobiles de Calder
    Les mobiles de Calder

    Les mobiles tournent en rond
    les mobiles se laissent faire
    déplacement et transformation
    des mobiles de Calder

    Un instant en apesanteur
    un équilibre éphémère
    comme le trait de couleur
    des mobiles de Calder

    Fasciné sur mon siège
    je les regarde faire la fête
    la beauté est un manège
    au dessus de ma tête,
    jeu d’ombres et de lumière
    des mobiles de Calder

    J’aime trop ce silence
    quand ils se promènent en l’air
    j’aime la lenteur de la danse
    des mobiles de Calder.
  12. Ils s’aiment sûrement
    Ils s’aiment sûrement

    [Refrain] Ils s’aiment sûrement
    pourtant, ils s’engueulent tout le temps
    pour tout pour un rien
    ils s’engueulent du soir au matin

    Pour un disque soldé, pour le parfum dans la voiture
    à propos d’une alarme codée ou d’un fruit pas assez mûr
    à cause du magnétoscope ou des chaussures mal choisies
    à cause d’une odeur de clope ou d’une tache de moisi

    Ils s’accusent réciproquement d’être soupe au lait en ébullition
    Ils s’excusent aussi souvent de s’être emportés sans raison

    Refrain

    Pour un chat dans l’aiguille ou un gâteau à la vanille
    pour un emprunt à la banque ou une chaussette qui manque
    A cause d’une clé perdue ou la facture du carrossier
    pour une histoire cul ou un mouchoir en papier

    Assiette par terre ou verre cassé, intolérances et blessures
    de l’amour propre fêlé, routine rigide jusqu’à l’usure

    Le cœur à vif et boule de nerfs,
    savent plus c’qu’ils disent en colère
    quelques fois vaudrait mieux se taire,
    plutôt qu’regretter sa vie entière

    Faire le mort comme un gisant en pierre,
    figé sur place et ne rien faire
    oser l’abnégation du pot de terre,
    plutôt qu’trimbaler des remords en enfer

    Refrain

    Instrumental

    Jeux d’mots tordus balancés
    par orgueil ou par vanité
    paroles en l’air pleines de violence
    manque de souplesse sans indulgence

    Bien sûr ils essayent de garder des mesures, et de contrôler leur nature
    mais faut s’méfier de l’eau qui dort, quand ça re-pète c’est pire encore
  13. Bob le prophète
    Bob le prophète

    Bob le prophète est un petit bonhomme qui ressemble
    à Woody Allen ,
    Bob le prophète dit qu’il a mal au dos
    et que tout devient de plus en plus difficile maintenant
    car les gens n’ont plus confiance en personne aujourd’hui,
    même pas en lui

    Personne a jamais cru Bob, c’est ça qui le met en colère,
    comme une boule de feu, soudain il vocifère et se change en fumée,
    comme celle de tous les mégots qu’il ramasse par terre,

    Debout sur les marches du temple, un doigt pointé vers le ciel
    le prophète tente de prévenir le monde,
    en lançant se prédications menaçantes, terriblement prédications menaçantes

    Bob sait, il sait que les extra terrestres viendront pour boire
    toute l’eau du Lac Michigan,alors il “interprète” les passants en leur disant:
    “Ecoutez moi, écoutez moi, je vous préviens, un jour viendront les Lizzakians et ce sera le chaos... !!

    ... mais personne
    a jamais
    voulu entendre les mises en garde
    des prophètes

    hormis son fils adoptif qui l’accompagne partout tel un disciple, en jouant de la guitare, une grosse guitare amplifiée qui résonne par tous les temps,
    sous le soleil ou la pluie, sous la neige et le vent,
    le fils de Bob croit dur comme fer toutes les menaces de son père,
    peut être que le fils se prend pour Jésus si son père c’est Dieu
    peut être qu’ils ont tous les deux raison, dans le boucan des camions
    tout est question d’interprétation
    il n’y a pas de frontière entre peut être et sûrement
    peut être et sûrement
    tout est question d’interprétation.
  14. Hobo piano blues
    Hobo piano blues

    Hobo habitait sur un carton d’emballage,
    au dessus d’une plaque de métro
    il restait là en bas pour un peu d’air chaud

    la tempête s’est levée, j’ai écouté le vent
    les volets claquent et les portes se ferment
    cette année l’hiver est arrivé tôt
    ça sent la neige

    Mes doigts glissent au hasard
    sur les touches de ce grand piano noir,
    j’ai de la poussière plein les yeux,
    suis-je aveugle devant mon piano

    Sur les trottoirs d’ivoire et les avenues verglacées
    un passe-montagne sur son visage tuméfié,
    aux pieds deux vieilles Nike trouées
    Hobo marchait à petits pas en poussant un caddie rempli de riens

    Il marchait à travers ce flot continu, milliers de gens indifférents
    qui se déplacent en courant
    tu peux crever là dans ce tumulte commerçant, personne bronchera

    Chacun pour soi, replié sur lui-même, chacun se défend contre le froid
    ce froid moderne qui pique l’épiderme comme des aiguilles

    sans dieu, sans loi et sans famille
    le froid est partout maintenant
    dans le sang autant
    que dans le cœur des vivants

    Instrumental

    La bise siffle dans les couloirs déserts,
    des sac plastiques et des bombes d’aéro,
    des papiers et des boîtes de bière
    roulent dans les caniveaux

    L’image transparente des fantôme pressés,
    se reflète un instant à travers les vitres-miroir
    que recouvrent la façade des grandes tours de Babel du centre-ville

    Mes doigts glissent au hasard sur les touches de ce grand piano noir
    je ferme les yeux comme tu l’as fait un peu plus tôt,
    je suis aveugle devant mon piano.
  15. Casque nu
    Casque nu

    Le casque nu,
    Je les croise dans la rue,
    Ou sur les plateaux d’télé,
    On les repère à plein nez,
    Les vieux Tintin,
    Aux cheveux teints,
    Ou les Tristan replantés,
    Complexés par les années,

    [Refrain] Moi je ne m’en fait plus
    Le crane rasé
    Avec mon casque nu
    J’suis libéré
    Jamais plus les gens m’diraont
    Tu r ’ssemble à un mouton

    Quinquas désespérés
    Avec la mèche en biais
    Vieux beaux paniqués
    A la calvitie camouflée
    Quand ils se voient
    De dos dans la glace
    Ils perdent la foi
    Ils se voilent la face

    Refrain

    Pour ceux qui regrettent leur pilosité
    Ou les années à la dérive
    Ultimes tentatives
    Contre l’adversité
    Pour ceux qui se refusent
    Il ne reste que la ruse
    Les postiches, les perruques
    Ou les baumes caducs

    refrain
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en bref

Intro

Label : Chrysalis
Formats : CD
Année : 1997
Nombre de titres : 15

ils ont participé

Crédits

Production : Michaël Freeman et Charlélie Couture
Arrangements cuivres : Tom Tom MMLXXXIV

Charlélie Couture : voix, guitares rythmiques, piano, synthés, programmations
Will Crosby : guitares lead (2, 6, 7, 9, 14)
Tom O’Brien : guitares électriques (5, 13, 15), guitare acoustique (3)
Dan Ruprecht : guitare hard (5), guitare acoustique (3)
Dave Suycott : batterie
Charles Hosch : basse (2, 3, 7, 12, 13, 15)
Chuck Webb : basse (5, 8)
Matthew Skoller : harmonica et voix sur “Chicago night blues”,
harp sur “Intro Chicago”
John Studebaker : voix et guitare slide sur “Chicago night blues”
Sidney Wingfield : piano sur “Blues gourmand”
Pat Brennan : orgue hammond sur “Ils s’aiment sûrement”,
clavinet sur “Elle danse pour oublier”
Hank Ford : saxophones
Larry Boulen : trompette
Willie Woods : trombone

Enregistrements : Michaël Freeman assisté de Roy Montroy
et Ed Bialack au Studio The Tone Zone à Chicago
Mixage : Charlélie Couture et Michaël Freeman
au Studio The Tone Zone à Chicago
Mastering, edit : Raphaël Jonin chez Dyam