26 mars 2007 Campagne electorale
Vue depuis New York, la France est un jardin, une sorte de jardin merveilleux,
Mais la campagne électorale donne plutôt l’image d’un champ labouré
Avec dans le décor François Bayrou sur un tracteur, Ségolène Royal en hauts talons, et Nicolas Sarkozy aux commandes d’un tank, prêt à aller envahir les banlieues dés qu’il sera élu …

Peu de choses concernent spécifiquement les Français de l’étranger dans les propos des candidats, si ce n’est une suggestion plutôt mal vue de Ségolène Royal proposant une « contribution citoyenne payée en fonction de ses capacités par tout Français établi à l’étranger… » C’est passé assez moyen.

Non,en fait ce qui étonne le plus les Américains c ’est le peu d’intérêt au fond que la France elle-même semble porter à sa propre Culture, alors que c’est cela même qui les fascine quand ils parlent de la France
Il semble donc que les préoccupations des Français aujourd’hui ne concernent exclusivement QUE l’Ordre et l’Economie comme si la France avait seulement une ambition d’équilibrage économique sans ambition culturelle.

On parle des banlieues, on parle d’éducation et d’emploi, mais à part quelques mesures généralistes et imprécises du genre « on va aussi augmenter la culture », on ne parle pas des artistes ou des musiciens, pas un mot pour vanter la recherche et encourager l’invention,
Pas un mot sur l’écroulement dramatique du monde de la musique,
pas un pas un mot pour encourager la création ou stimuler l’imaginaire
Pas un mot sur les plaisirs, sur le sexe ou sur les émotions, alors que c’est pourtant ce que viennent chercher les touristes qui adorent la France
Les Américains disent : « Le France woh it’s so romantic !!! »
Mais en fait on ne parle pas de ce romantisme dans la campagne

Alors depuis le tumulte de la vie New Yorkaise qui imagine la France réveillée par le chant du coq, comme une sorte de jardin merveilleux je le disais, égayé par le roucoulement de colombes de la Paix, par des merles moqueurs ou des Edith Piaf à l’Olympia, non, au lieu de ça, dans le ronron d’une France qui râle, c’est comme si on entendait au loin le bruit d’un engin agricole conduit par des candidats à la bourre, qui fouillent l’âme des électeurs avec des arguments comme des socs de charrues et, qui de discours en fausses promesses, labourent le beau paysage de la France en campagne…électorale.

CharlElie en direct Straight from New York – Mars 2007


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